7 milliards FCFA siphonnés : tout savoir sur l'affaire Mégapari

03 - Août - 2026

D'après les révélations de Libération, la Division des investigations criminelles (DIC) a déféré au parquet trois personnes poursuivies pour association de malfaiteurs, escroquerie portant sur des deniers publics, blanchiment de capitaux, exploitation illégale de jeux en ligne, accès illégal à un système informatique et fraude fiscale. L'enquête a été ouverte à la suite de deux plaintes déposées par la Lonase, par l'intermédiaire de l'Agent judiciaire de l'État (AJE), et par la Sonatel contre la plateforme de jeux en ligne non autorisée Mégapari.

Les investigations ont mis au jour un système particulièrement sophistiqué. Le journal explique que Mégapari utilisait notamment des images générées par l'intelligence artificielle afin de faire croire à l'existence d'un partenariat avec la Lonase. De son côté, poursuit la même source, la Sonatel, alertée par un nombre anormalement élevé de tentatives d'annulation de transactions Orange Money, a découvert un usage détourné de son service.

D'après les précisions de Libération, les enquêteurs ont établi que les mises étaient rapidement transférées vers la Côte d'Ivoire ou vers certains comptes sénégalais. L'analyse de trois numéros marchands affiliés à la plateforme a d'ailleurs permis de retracer des flux dépassant 7,1 milliards de francs CFA.

L'enquête menée par la DIC a conduit à l'interpellation de deux Sénégalais ainsi que d'une ressortissante camerounaise, S. F. Oyane, arrêtée à l'AIBD alors qu'elle s'apprêtait à quitter le pays. Dans les colonnes du quotidien d'information, on apprend qu'au cours de son audition, cette dernière a déclaré que la plateforme était dirigée depuis la Russie par le Camerounais N. J. M. Ndongo, avec l'appui du Sénégalais M. Diop, également installé en Russie.

Les fonds collectés transitaient par des comptes Orange Money et Wave vers le Mali, le Burkina Faso et la Côte d'Ivoire, avant d'être réinvestis dans des cryptomonnaies. L'enquête confirme enfin que Mégapari est une structure totalement fantôme, ne disposant ni de siège social, ni de compte bancaire au Sénégal, et n'étant pas enregistrée auprès de l'APIX.

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