AFFAIRE PETRO-TIM : LA COMPLEXITE DE LA PROCEDURE RISQUE DE DOUCHER L’ARDEUR DES SENEGALAIS QUI VEULENT DECOUVRIR LA VERITE
Pour éclatement de la vérité dans le scandale présumé de 6000 milliards dans l’affaire Petro-Tim révélée par la BBC, l’envoi de commissions rogatoires en Europe est sans doute la voie la mieux indiquée, si l’on en croit L’Obs. Mais il y a un hic, des obstacles à transcender car l’essentiel de l’instruction porte sur des actes externes, soufflent des sources judiciaires contactées par le quotidien. « D’abord, l’audition de personnes-clés dans le dossier est nécessaire pour percer le mystère. Or, la plupart d’entre elles sont des étrangers », écrit L’Obs. Il s’agit notamment de Frank Timis et de la journaliste de la BBC. En tant qu’étrangers, des commissions rogatoires seraient nécessaires pour recueillir leurs témoignages. « Or, cette procédure est longue. Dans ce cas, le Doyen des juges, Samba Sall, est obligé de saisir le ministre de la Justice du Sénégal qui, à son tour, transmet la requête à son collègue des Affaires étrangères. Le chef de la Diplomatie sénégalaise répercute la demande à son homologue du pays requis. Et selon le mode de fonctionnement du système judiciaire du pays requis, la commission est confiée à un juge pour instruction », explique L’Obs. « A partir de ce moment, le Doyen des juges n’est pas maître du temps d’enquête de son pair étranger », expliquent des sources citées par le journal.
« Ensuite, des experts judiciaires, même après audition des étrangers, des informations persistent sur les faits de corruption, d’autres commissions rogatoires sont requises pour tracer le circuit des fonds », précise le journal de Youssou Ndour.
C’est dire qu’il faut être très patient pour assister à la manifestation de la vérité dans cette affaire qui défraie la chronique.
Lansana SYLLA