Diffusions de fausses nouvelles : Cheikh Oumar Diagne condamné

11 - Mars - 2026

À la barre, Cheikh Oumar Diagne est revenu sur ses propos. Il a expliqué qu’il participait à l’émission en tant qu’acteur politique pour commenter l’actualité. Selon lui, ses déclarations faisaient référence à une intervention du Premier ministre à l’Assemblée nationale, au cours de laquelle ce dernier avait reconnu avoir donné l’ordre aux forces de défense et de sécurité d’entrer dans l’enceinte de l’université. « J’ai voulu dire qu’il a donné indirectement l’ordre qui a conduit à la mort de l’étudiant », a-t-il précisé. Il a ajouté que, selon lui, l’étudiant est décédé à la suite de l’intervention des forces de défense et de sécurité sur le campus. « Je suis très respectueux des institutions. Je ne pense pas que mes propos jettent le discrédit sur elles », a-t-il soutenu.

Poursuivant ses explications, Cheikh Oumar Diagne a indiqué qu’il voulait simplement souligner la responsabilité morale et politique de l’autorité qui a donné l’ordre d’intervention. « Le Premier ministre a assumé avoir donné cet ordre. J’ai voulu dire que nous savons désormais qui l’a donné », a-t-il déclaré, rappelant qu’il y a trois ans, plusieurs responsables politiques affirmaient que les événements survenus à l’université se déroulaient « dans le dos du président Macky Sall ».

Dans ses réquisitions, le procureur de la République a estimé que les faits de diffusion de fausses nouvelles étaient établis. Le représentant du ministère public a requis six mois d’emprisonnement avec sursis et une amende de 500 000 FCFA.

La défense, assurée par Mes Sayba Danfakha et Hosni Maati du barreau de Paris, a plaidé la relaxe pure et simple. Me Danfakha s’est appuyé sur l’article 255 du Code pénal, soutenant que les propos incriminés ne constituent pas une « nouvelle » au sens de la loi. Selon lui, le ministère public n’a pas démontré que les déclarations de son client relevaient d’une fausse information. Pour sa part, Me Maati a affirmé que les propos tenus lors de l’émission ont été tronqués, avant de verser une jurisprudence au dossier.

Après en avoir délibéré, le tribunal a déclaré Cheikh Oumar Diagne coupable du délit de diffusion de fausses nouvelles et l’a condamné à une amende ferme de 500 000 FCFA.

Commentaires
0 commentaire
Laisser un commentaire
Recopiez les lettres afficher ci-dessous : Image de Contrôle

Autres actualités

10 - Mars - 2026

Viol collectif, ébats avec un homme… : les confidences choquantes de Ouzin Keïta

Quinze personnes, dont le chanteur Ouzin Keita, ont été déférées ce lundi par la Division des investigations criminelles (Dic) pour association de malfaiteurs,...

10 - Mars - 2026

Nécrologie : Décès de l’ancien international sénégalais Lamine Mboup

L’ancien international sénégalais Mamadou Lamine Mboup, plus connu sous le nom de Lamine Mboup, est décédé dans la nuit du lundi au mardi 10 mars....

10 - Mars - 2026

Rebondissement dans l'affaire des supporters sénégalais condamnés au Maroc

Au Maroc, le Tribunal de Rabat a condamné, le 19 février, 18 supporters sénégalais à des peines de prison allant de six (06) mois à un an ferme, ainsi...

10 - Mars - 2026

Recensement de présumés homosexuels : Mame Mactar Guèye auditionné par la gendarmerie et remet des documents aux enquêteurs

Le vice-président de l’ONG islamique Jamra, Mame Mactar Guèye, a été reçu lundi 9 mars 2026 par les enquêteurs de la Brigade de recherches de la...

10 - Mars - 2026

UCAD : Une facture salée de 555 millions FCFA après les violences de février

Les affrontements survenus le 9 février à l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), qui ont tragiquement coûté la vie à l'étudiant Abdoulaye...