Extradition de Doro Gaye : La justice française tranche le 9 juillet

25 - Avril - 2025

L’enquête judiciaire menée au Sénégal contre l’homme d’affaires Doro Gaye, dans le cadre du dossier l’opposant à Zakiroulah Sow, est confrontée à un nouvel obstacle : l'absence prolongée du mis en cause, actuellement en France, où il séjourne depuis sa mise sous contrôle judiciaire.

Malgré une demande d’extradition formulée par le magistrat instructeur, la Cour d'appel de Paris a renvoyé l’examen de cette requête au 9 juillet prochain, souffle Les Échos.

Le journal rappelle que le 26 mars dernier, les avocats de Doro Gaye ont déposé leurs écritures devant la juridiction française, demandant que leur client ne soit pas renvoyé au Sénégal, invoquant des irrégularités dans la révocation du contrôle judiciaire. Le Parquet général français, souhaitant répondre à ces écritures, a demandé un délai supplémentaire, ce qui a conduit au renvoi de l’affaire, souligne la même source.

Pendant ce temps, poursuit celle-ci, Doro Gaye demeure libre en Europe, en attendant l’audience décisive de juillet.

L’affaire remonte à une plainte déposée par l'homme d'affaires Zakiroulah Sow, qui accuse Doro Gaye de lui avoir extorqué 1,2 milliard de francs Cfa sous prétexte de la vente d’un terrain situé sur le site de l’ancien Aéroport international Léopold Sédar Senghor (AILSS). Inculpé et placé sous mandat de dépôt, Doro Gaye a reconnu les faits et s’est engagé, via un protocole d’accord, à rembourser la somme par paiements mensuels.

Sur cette base, il avait obtenu une liberté provisoire assortie d’un contrôle judiciaire, dont la violation pouvait entraîner une réincarcération. Mais selon ses avocats, le contrôle judiciaire a été révoqué sans justification claire, suite à un signalement de la partie civile affirmant que Doro Gaye n’avait pas respecté ses engagements de paiement.

La défense conteste cette révocation, arguant qu’aucune des conditions du contrôle judiciaire ne prévoyait explicitement une révocation en cas de non-paiement. Un recours en annulation de cette ordonnance est d’ailleurs toujours en cours. Pendant ce temps, le magistrat sénégalais a réclamé l’extradition du mis en cause, rembobine Les Échos.

Commentaires
0 commentaire
Laisser un commentaire
Recopiez les lettres afficher ci-dessous : Image de Contrôle

Autres actualités

08 - Janvier - 2026

Visa américain : une caution pouvant atteindre 15 000 dollars imposée à plusieurs pays africains

À compter du 21 janvier 2026, les ressortissants de plusieurs pays africains, dont le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Bénin, le Nigeria, le Togo, la...

07 - Janvier - 2026

LUTTE SÉNÉGALAISE : ME BAMBA CISSÉ DÉCLARE LA GUERRE AU « SIMOL » ET PROMET DES SANCTIONS FERMES

Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Me Bamba Cissé, a réaffirmé mardi sa détermination à mettre fin au...

07 - Janvier - 2026

« Explosifs ASP » : Deux journalistes déférés ce mercredi suite à la palinte du capitaine Touré

Après une brève garde à vue suivie d'une libération sous convocation, la veille, deux journalistes, Alimatou (Biba) Diallo et El Hadji Fallou Sylla sont annoncés...

07 - Janvier - 2026

Incitation de mineurs à la débauche : Bineta mécanicienne et son groupe tombent

La Brigade territoriale de Keur Massar a arrêté quinze personnes, dont B. Sarr alias Bineta mécanicienne, dans une affaire mêlant association de malfaiteurs,...

07 - Janvier - 2026

DECES DU PROFESSEUR ALBERT BOURGI, UN BATISSEUR DE PONTS S’EN EST ALLE (PAR ME TINE)

Ce 7 janvier 2026, à Paris, nous avons perdu une voix essentielle. La disparition du Professeur Albert Bourgi ne marque pas seulement la fin d’un parcours académique...