FAUX ACTES DE NAISSANCE, DE MARIAGE ET DE DECES : LA COLERE NOIRE DE BIRAHIM CAMARA

13 - Décembre - 2025

L’état civil hante le sommeil de nombreux sénégalais avec la détection journalière et la recrudescence de faux actes de naissance, de mariage et de décès.
La mauvaise gestion des registres dans la quasi-totalité des centres d’état civil de la region de Dakar comme Le Dantec , Yeumbeul , Pikine , Boune , Diameguene , Thiaroye ou Guediawaye ôte toute force probante aux actes d’etat civil.
Le phénomène est récurrent dans les régions périphériques aux poreuses frontières de Saint- Louis , Matam, Tambacounda, Kedougou, Kolda , Sedhiou et Ziguinchor où des étrangers corrupteurs accèdent avec une facilité déconcertante à la nationalité sénégalaise .
Cette entreprise massive de destruction de l’identité nationale et de l’image des administrations sénégalaises gravement nuisibles aux droits des citoyens à un état civil fiable et sécurisé résulte :
1 d’un mauvais casting au moment du recrutement d'agents municipaux souvent analphabètes voire illettres sur des criteres purement politiciens ( affinités familiales et partisanes ).
La correction de cette tare necessite la formation d’agents aux exigences du code sénégalais de la famille portant sur l’etat civil et ayant au minimum le niveau de la terminale.
2 d’une complicité entre agents faussaires et rabatteurs, chasseurs d’os et suceurs de sang , qui , quotidiennement , rôdent autour des centres d’état civil en quête de proies souvent étrangères.
3 du retard de la numérisation qui , brandie en vain depuis plus d’une décennie par le régime défait , demeure l’unique alternative au calvaire des citoyens .
4 de l’inexistence d’un contrôle sérieux ou d’une vérification de l’authenticité des actes avant la délivrance d’une carte nationale d’identité ou d’un passeport par les services de la police .
En effet, l’état civil sénégalais n’a ni côte ni crédibilité devant certaines administrations et institutions de nombreux pays d’accueuil comme l’Espagne, la France ou l’Italie au grand désarroi de nos compatriotes qui , face à certaines remarques désobligeantes, n’ont que leurs yeux pour pleurer . Ils y voient leur dignité et leur patriotisme égratignés, atteints ou touchés d’une part et d’autre la remise en cause de leurs droits administratifs et sociaux (renouvellement des titres de séjour et de travail ) .
Par ailleurs, dans les Greffes des tribunaux d’instance et de grande instance les jugements et les ordonnances subissent les affres du temps du fait des mauvaises conditions d’archivage .
Ces juridictions ne délivrent que " des attestations de recherches infructueuses " aux demandeurs aculés et obligés d’engager des procédures longues et onéreuses de reconstitution, d’annulation et d’autorisation en inscription souvent jugées complaisantes.
Les pouvoirs publics ne sont pas sans savoir que la vie d’une nation , d’un peuple ,d’une république et d’une démocratie se mesure à partir de la qualite de son état civil.
Le territoire et la démographie sont indispensables pour déterminer et conduire de véritables politiques publiques sociales et économiques ( éducation, santé, formation , sécurité et coopération etc...) .
Birahim Camara

Commentaires
0 commentaire
Laisser un commentaire
Recopiez les lettres afficher ci-dessous : Image de Contrôle

Autres actualités

16 - Janvier - 2025

Affaire des 94 milliards : Le dossier relancé, la Dic saisie

Le parquet financier a saisi la Dic pour une enquête relative au litige entourant le Titre foncier 1451/R, connu sous l’appellation «affaire des 94 milliards». Ce dossier...

16 - Janvier - 2025

Loi d’Amnistie : Un rapport dénonce un « déni de justice »

La loi d’amnistie votée en mars 2024 sous le régime de l’ancien président de la République, Macky Sall n’est pas adaptée au droit...

16 - Janvier - 2025

Gestion douteuse : Deux figures clés du Trésor dans le viseur du Parquet financier

Depuis le départ de l’ancien président Macky Sall, les audits des corps de contrôle de l’État s’intensifient. Deux figures féminines du...

16 - Janvier - 2025

Rentrée solennelle des Cours et Tribunaux : Bassirou Diomaye Faye inaugure l’année judiciaire 2025

Le Président de la République Bassirou Diomaye Faye, Président du Conseil supérieur de la magistrature, va présider ce jeudi 16 janvier 2025 à la Cour...

16 - Janvier - 2025

Affaire Prodac : le rapport de l'IGF enfonce Mame Mbaye Niang

Dans son édition du jeudi 16 janvier, L’Observateur revient en détail sur l’affaire du Programme des domaines agricoles communautaires (Prodac). Le journal revisite les...