Le Président Pape Diop déshabille le régime Apérien

19 - Janvier - 2017

Sacré président-politicien à temps plein!
Il nous avait annoncé tout sourire, dans son discours à la Nation du 31 décembre 2016, une baisse de l’électricité à hauteur de 10%.
Le peuple, quant à lui, n’avait aucune envie de sourire. Ils ont piqué une colère indienne car le maillon manquant de la supercherie venait d’être révélé par notre cher président.
Tous les Sénégalais ont remarqué et dénoncé la cherté des deux dernières factures d’électricité surtout en période de températures relativement clémentes.
On nous préparait à une baisse fictive, il s’agira donc, tout simplement, de ramener les factures à leur coût avant le semestre qui a précédé la « baisse ».
Le président est il au courant de cette manœuvre trompeuse ?
J’espère que non!
Rappelons à ces messieurs que le baril de pétrole qui était de 150$ sous Wade, rendant insoutenable le coût de la production énergétique, est depuis longtemps sous les 50$. Nos compatriotes n’ont jamais bénéficié de cette baisse sauf une seule fois, après de très fortes pressions.
Entre temps, combien de milliards ont-ils soutirés au vaillant peuple sénégalais ?
Un véritable « adu calpé »
Quant au TER (Train Express Régional), il risque de nous mettre à terre à cause de son coût anormalement élevé.
Figurez vous qu’un TGV au Nigéria, sur une distance de 180 km (Abuja – Kaduna), ait coûté 887 millions de dollars (Plus ou moins 440 milliards selon le taux de change en CFA, la fameuse monnaie coloniale).
Alors que notre TER national, long de 54 km, nous coûtera 568 milliards.
Une étude comparative nous permet de conclure que le TER sénégalais devait nous revenir au maximum, et en exagérant un peu, à environ 150 milliards.
Pourquoi donc 568 milliards ? allez demander à notre président défenseur des APE, de Charlie Hebdo (journal qui a osé caricaturer le prophète de l’Islam PSL), du Franc CFA (Franc des colonies françaises d’Afrique) et agent publicitaire d’Alstom.
Le plus grand projet du Sénégal indépendant, disait le président.
Nous, nous disons que cela risque d’être le plus gros scandale du Sénégal indépendant.
Rappelons que ce projet a été gagné par les turcs. On leur a retiré le marché pour le donner gracieusement à Alstom. Pourquoi ? Regardez vers le palais.
Décidément, le patriotisme sous le président Macky Sall a pris un sacré coup, mais il ne rentrera jamais le maquis. Les Turcs et les Marocains sont en plein dans le secteur du bâtiment ( Centre International de Conférence Abdou Diouf, la Cité de l’Émergence), on assiste à une « Marocanisation » de notre secteur bancaire, la Sonatel pompe les Sénégalais qui n’en peuvent plus et l’État ne fait rien, Eiffage, de l’autre coté de l’autoroute à paiage, nous attend avec un coup de massue, Total, non content de nous envahir en occupant les coins et recoins du pays, met les pieds dans notre pétrole qui ne finit pas de livrer les secrets d’Ali Baba et les 40 voleurs.
Alors, à nous sénégalais, il nous reste que des miettes dans une économie extravertie.
Quant au Franc CFA, demandons tout simplement au président Macky Sall et au président du groupe parlementaire Benno Bokk Yakaar (mouvance présidentielle) Moustapha Diakhaté d’accorder leurs violons (le premier dit « que le CFA est une bonne monnaie à garder » alors que le second veut aller vers « une monnaie africaine, gage de notre souveraineté économique ») et justement.
Vous vous rappelez des motifs que le président nous avait servis à l’époque pour la suppression du Sénat ? C’est l’emploi des jeunes et les inondations. A ce que je sache, ces deux problèmes n’ont même pas connu un début de solution.
Alors pourquoi on nous ressuscite le Sénat qui coûtait 4 milliards à l’époque sous une autre appellation magique (Haut Conseil des Collectivités Territoriales) qui nous coûte 6 milliards plus 500 millions de fonds politiques (j’image le large sourire du président Ousmane Tanor Dieng)
Tout cela sur fond de rupture de dialogue et donc de consensus sur les thèmes majeurs qui engagent la stabilité de la Nation: le référendum, le code et le processus électoral, les députés de la diaspora ……). Ce forcing, érigé en mode de gouvernance, a été explicité par les propos de Cissé lô qui résonnent encore dans notre auguste Assemblée Nationale haut lieu de notre démocratie : « il faut battre les opposants, les attacher avec des cordes et ensuite les jeter en prison sans aucune forme de procès » ? Et c’est celui la que le président Macky Sall a envoyé pour présider le Parlement de la CEDEAO.
Abordons maintenant les thèmes politiques.
A l’époque dans l’opposition, le président Macky Sall dénonçait l’absence du bulletin unique et le fait que Ousmane Ngom, ministre de l’intérieur, soit le maitre d’œuvre des élections. Maintenant au pouvoir, il ne veut plus entendre parler de bulletin unique (moins de dépense, plus de rapidité pendant le vote, impossibilité de corrompre le vote avec les achats de conscience) et insiste même pour que son ministre, très dévoué à la cause APR, organise les élections car dit il « nous avons dépassé le stade où on vole des élections au Sénégal ». Le bulletin unique doit être une exigence de l’opposition. On se rappelle tous, en 2012, de la trouvaille du musicien-politicien Youssou Ndour qui consistait à organiser un concert gratuit au stade Léopold Sédar Senghor : le ticket d’entrée devait être le bulletin de Wade. Vous vous rappelez de ce précédent dangereux ? Maintenant qu’il est dans le Macky, ne va t-il pas récidiver ? D’où la nécessité d’aller systématiquement vers le bulletin unique.
Sacré Président, il n’y a que lui pour nous administrer ces coups de Jarnac.
Non content de tout cela, il nous fixe des législatives dont la campagne se déroulera en plein mois de ramadan. S’y ajoute la politisation, j’allais même dire la mise en conformité politique de tous les postes stratégiques de notre administration.
N’occultons pas aussi la dangereuse « coïncidence » qui a fait que tout notre appareil sécuritaire, de propagande et notre bourse soient entre les mains de mes cousins Alpular (je suis très gêné en le constatant et en le disant).
En écrivant ces lignes, les noms de « grands » journalistes ont défilé furtivement dans ma tête : Alioune Fall, Abdou Latif Coulibaly, Madiambal Diagne….mais où sont ils ? Perdus dans le Macky.
Ah j’allais oublier Adama Bictogo. Après avoir mis à mort notre tourisme par un choix inopportun en instituant un visa d’entrée confié à un étranger, comme si il n’y a aucun Sénégalais capable de le faire, nous avons perdu trois fois :
1- notre tourisme
2- l’argent des visas pendant trois ans encaissé par Bictogo
3- 12 ou 13 milliards de dédommagement à Bictogo (un monsieur qui a été viré chez lui en Cote d’Ivoire pour malversation et poursuivi aussi en France pour le même motif).
Une petite simulation nous a permis d’évaluer ce que ce choix insensé du président nous a couté et tenez vous bien : c’est au bas mot 70 milliards en faisant le cumul et des milliers d’emplois liés au secteur touristique.
Enfin vous aviez remarqué la présence gênante de l’image du président sur tous les panneaux publicitaires de Dakar et même de l’intérieur me dit-on. Par magie, les images ont disparu.
Il a fallu que le président Pape Diop, dans son émission du 05 janvier, en parle pour que le lendemain, le président puis son premier ministre brocardent leurs affidés pour qu’ils arrêtent ces pratiques d’une autre époque.
Nous sommes sous la propagande nazie avec comme chef de file Goebbels (Racine Talla) aidé par des DG.
Je ne peux pas terminer sans m’adresser à l’opposition. Elle doit méditer sur la coalition (Bokk gis gis, Reewmi, le Grand parti, le PACT, le PDS etc….) qui est née à Louga et s’inscrire dans cette dynamique pour les prochaines élections législatives.

Dr Cheikh Mbacké Ngom, membre du Secrétariat Exécutif National de Bokk gis gis

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