Les travailleurs d'AFTU annoncent une grève

01 - Janvier - 2022

Les usagers des minibus AFTU sont avertis. Le Syndicat autonome des travailleurs du transport, qui dénonce « une indifférence » du gouvernement face à la situation à laquelle il est confronté, annonce une grève pour non respect du protocole d’accords. Lequel avait mis fin à la grève de décembre qui avait duré 72 heures.

Joint par iradio, le Secrétaire général du syndicat en question, Amadou Samb, qui commente l’annonce faite par le chef de l’État, Macky Sall, concernant la réception de 400 bus pour la modernisation du réseau du trafic en commun, constate pour le déplorer que les travailleurs du secteur sont laissés en rade. « On ne peut pas concevoir que des Sénégalais soient exploités et qu’on annonce le renouvellement du parc, laissant les travailleurs de côté. C’est des travailleurs qui, pendant quinze ans, ont travaillé dans de dures conditions, sans contrat, ni affiliation sociale. »

Une chose est sûre, a-t-il ajouté, très remonté, « le protocole d’accords devait expirer le 31 décembre. Nous sommes aujourd’hui, le 1er janvier, et il n’a pas été respecté du tout. L’ultimatum est terminé. Nous allons reprendre notre mouvement de grève. Ça c’est sûr. »

En revanche, du côté du syndicat des transports routiers, on applaudit la mesure. « Le renouvellement a commencé en 2005, jusqu’en fin 2021, il y a des lenteurs que nous déplorons toujours. Si le président nous promet d’injecter 400 bus pour terminer ce renouvellement, nous ne pouvons que nous en féliciter. Parce que les Sénégalais ont besoin de se déplacer avec une certaine sécurité », se démarque le Secrétaire général de l’Union des routiers, Gora Khouma.

Le syndicaliste ajoute que cela doit aussi permettre de corriger une certaine anomalie. Car, justifie-t-il : « il y a des ‘’Car rapide’’ et Ndiaga Ndiaye, qui ne sont pas autorisés à circuler à Dakar. Parce qu’ils ont la licence rouge qui est interurbaine. Donc, le renouvellement ne concerne que la licence jaune. Mais comme il y a un déficit de véhicules, c’est pourquoi, ils circulaient ».

emédia

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