Mali: les jihadistes du Jnim attaquent un camp militaire de l'armée dans le centre du pays

10 - Août - 2026

Les jihadistes du groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim) ont attaqué dimanche 9 août le principal camp militaire de l’armée dans la localité de San, dans le centre du Mali. Au moins 12 militaires ont été tués et du matériel militaire a été emporté.

Les assaillants sont arrivés vers le principal camp de l’armée malienne de la localité de San à motos, d’autres à pied. Certains étaient vêtus de l’uniforme de l’armée régulière, pour se faire passer pour des alliés.

Cette offensive a été revendiquée par le Jnim, tandis que dans un communiqué publié, l'armée malienne évoque une simple « tentative d'attaque sur l'emprise FAMA ». Après des échanges de tirs, le calme est revenu dans la ville, comme en témoigne cet habitant, joint par la rédaction Mandenkan/Fulfulde de RFI. « Il était vers 5h du matin, les gens se préparaient pour aller à la mosquée. C'est à ce moment-là que nous avons entendu des tirs d'armes, nourris et sans arrêt. Ils ont continué jusqu'à 6h du matin, et c'est à 7h que les tirs ont cessé », explique-t-il.

Au moins 12 militaires tués
« J'ai remarqué que les combats ont eu lieu entre 200 et 300 mètres du camp. Plusieurs terroristes ont été tués par des militaires, mais d'autres ont fui, certains se sont même cachés dans des maisons, et d'autres sont partis dans la forêt. À 8h, les militaires nous ont demandé de rester cachés dans nos maisons. C'est entre 12h et 13h qu'ils nous ont demandé de retourner à nos occupations. La situation est maintenant rentrée dans l'ordre et les gens circulent librement », ajoute cet habitant.

Un autre confirme ces propos et précise que « les jihadistes étaient nombreux ». « Ils sont rentrés dans le camp militaire, ont pris possession des lieux un bon moment avant de repartir », rapporte un autre témoin. Plutôt furieux, un autre ressortissant de la localité s’interroge : « Pourquoi nous n’avons pas les troupes et le matériel nécessaires pour chasser ces terroristes ? »

Au moins douze militaires maliens ont perdu la vie et le sort de plusieurs autres étaient toujours incertains ce dimanche soir, rappelle notre correspondant régional, Serge Daniel.

L’armée régulière, dans une déclaration, affirme contrôler le camp militaire. « Oui, c’est vrai, mais après le départ des jihadistes », précise un fonctionnaire de la ville de San qui a suivi les événements.

Commentaires
0 commentaire
Laisser un commentaire
Recopiez les lettres afficher ci-dessous : Image de Contrôle

Autres actualités

17 - Mars - 2026

Affaire Pape Cheikh Diallo : Face aux gendarmes, Kya Aïdara brise le silence et défend son ex-mari

Du nouveau dans l’affaire de l’animateur Pape Cheikh Diallo, arrêté pour des faits présumés d’actes contre-nature et de transmission volontaire du...

17 - Mars - 2026

Abdoulaye Sow fait des révélations à propos de l'attitude indécente de certains militants de l'Apr lors du décès d'Astou Ba : ''Ils voulaient que je politise l'affaireéé

Le 18 janvier dernier, l’adjointe au maire de Kaffrine, Astou Ba, est décédée des suites de graves blessures subies lors d’une cérémonie officielle...

17 - Mars - 2026

Ucad : Un étudiant pris en train de caresser le sexe et les fesses de son camarade endormi, saute du 2e étage

Le commissariat du Point-E a ouvert une enquête à la suite de la plainte de l’étudiant Y.S. (20 ans), qui affirme avoir été victime d’attouchements...

17 - Mars - 2026

Accident sur la Rn6 à Tambacounda: Le bilan passe à 9 morts

Le bilan du grave accident survenu ce lundi 16 mars sur la route nationale n°6 (RN6) à hauteur de la commune de Néttéboulou dans le département de Tambacounda...

17 - Mars - 2026

Affaire des 9 garçons violés par un homo : «Mon fils avait la culotte baissée jusqu’aux genoux. Je me suis évanouie»

Aminata Diallo est la mère de I. Diallo (9 ans), l’un des neuf garçons violés par un ressortissant ghanéen nommé E. Aboutsi. Mercredi dernier, elle...