Ndella Madior Diouf raconte sa vie difficile en prison

16 - Octobre - 2024

Ndella Madior Diouf a été placée sous mandat de dépôt, en décembre dernier. La propriétaire de l’orphelinat "Keur Yeurmandé" est poursuivie pour traite de personnes, exercice illégal de la fonction de médecin, privation d'aliments ou de soins ayant entraîné la mort sans intention de la donner, mise en danger de la vie d'autrui, non-assistance à personne en danger et obtention indue de certificats aux fins d'inhumation.

La patronne de Saphir Fm est en détention depuis un peu plus de dix mois à la prison pour femmes du Camp pénal de Liberté 6. L'Observateur révèle "qu'elle a d'abord été placée dans la chambre numéro 3 de ladite prison avant d'être transférée à celle numéro 6". Pourquoi ce changement de cellule. Aucune précision n'est faite à ce propos.

Dans tous les cas, avance le journal du Groupe futurs médias, "dans cet espace exigu, elle partage un matelas avec une autre détenue, au milieu d'une petite cellule où s'entassent jusqu'à sept autres pensionnaires". La même source rapporte qu'en plus des affres de la prison, Ndella Madior Diouf, dont la radio n'émet plus, souffre de "la mort de son business".

"Je suis en train d'utiliser toutes mes économies", aurait-elle confié à une de ses connaissances venue lui rendre visite. "La vie en prison est coûteuse pour les femmes. En plus de la nourriture, il faut acheter des produits d'hygiène ou de première nécessité. Les proches ne peuvent pas toujours subvenir aux besoins des détenues", aurait ajouté la détenue.

Plus que tout, affirme le quotidien d'information, Ndella Madior Diouf vit dans l'attente de son procès. Une attente interminable. Pour rappel, ses deux dernières demandes de liberté provisoire dont l'option du port du bracelet électronique, déposées par Me Aboubacry Kane, ont été rejetées. Mais, son avocat n'a pas encore dit son dernier mot puisque signale L'Obs, "[Sa défense] s'apprête à solliciter une audience auprès du juge pour obtenir son renvoi devant une juridiction de jugement".

Pour l'heure, "[ma cliente] reste résignée et s'en remet à la volonté divine", confie Me Kane.

Commentaires
0 commentaire
Laisser un commentaire
Recopiez les lettres afficher ci-dessous : Image de Contrôle

Autres actualités

16 - Juillet - 2026

Le Grand Magal de Touba célébré le 2 août 2026 : le 4 Safar placé sous le signe du savoir et de la transmission

Le Grand Magal de Touba sera célébré le dimanche 2 août 2026, correspondant au 18 Safar 1448 de l’Hégire. La Commission nationale de concertation sur le...

16 - Juillet - 2026

Préparatifs du Gamou 2026 : Les autorités misent sur un dispositif renforcé pour un événement sans incident

Réuni ce mercredi à la Gouvernance de Thiès, le Comité régional de développement (CRD), présidé par le Gouverneur Saër Ndao, a...

16 - Juillet - 2026

État civil : 41 % des tout-petits au Sénégal n’ont pas d’acte de naissance

Seuls 110 148 enfants sur les 186 744 accueillis dans les structures de la petite enfance en 2025 disposent d’une pièce d’état civil, soit un taux de 58,98 %. Pour...

15 - Juillet - 2026

Les « tamiseuses » de béton, ces femmes qui vivent de la poussière des chantiers

Elles ne sont pas maçonnes, encore moins manœuvres, mais elles vivent autour de la construction. Dans les chantiers, les tamiseuses trouvent leur salut dans la collecte des...

15 - Juillet - 2026

L’alerte du ‘‘juge Dème’’ sur le danger qui pèse sur la communauté peule guinéeenne : «Le Sénégal ne doit pas devenir la patrie de la haine et de la xénophobie»

Ibrahima Hamidou Dème, communément appelé «Juge Dème», alerte. Dans une tribune publiée ce mardi, le président du Mouvement Ensemble pour le...