Rebondissement dans l'affaire des supporters sénégalais condamnés au Maroc

10 - Mars - 2026

Au Maroc, le Tribunal de Rabat a condamné, le 19 février, 18 supporters sénégalais à des peines de prison allant de six (06) mois à un an ferme, ainsi qu’à des amendes financières, pour des faits relatifs aux actes de violences enregistrées lors de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025. Alors que le dossier semblait clos, le parquet et les parties civiles ont fait appel de la décision. Le procès en appel est donc prévu le 16 mars 2026.

Dans des propos recueillis par L’Observateur, l’avocat des personnes condamnées, Me Patrick Kabou, assure que «la défense avait anticipé sur l’éventualité» du procès en appel, en «communiquant largement sur la lourdeur des premières peines afin de dissuader le ministère public marocain de sa volonté de surenchérir». Mais, explique-t-il, «l’acharnement du parquet s’explique également par un contexte de pression de l’opinion publique locale et de la partie civile, composée de policiers marocains, qui ont révélé l’incapacité de travailler de certains de leurs agents».

En poursuivant son explication, le conseil de la défense précise que le parquet «estime qu’il est injuste que des ressortissants étrangers bénéficient de peines plus clémentes que des Marocains jugés pour des faits similaires de violence lors de matchs de football», ajoutant que les dommages et intérêts accordés entre 1000 et 2000 dirhams (entre 65.000 et 130.000 FCFA) «ont été jugés dérisoires» par les victimes.

Les stratégies de la défense lors de ce procès en appel

En première instance, Me Patrick Kabou avait décidé de ne pas faire appel pour protester contre «la violation des droits de la défense» et ce qu’il qualifie comme «une prise d’otages» de ses clients. Lors du procès en appel prévu le 16 mars, par contre, la défense compte «se focaliser sur la nullité de la procédure» et s’appuyer sur «le comportement irréprochable» des détenus en prison, en espérant «bloquer toute tentative d’alourdissement des peines».

Depuis le dimanche 19 janvier, date marquant le début de cette affaire, les autorités sénégalaises ont toujours œuvrer pour un règlement diplomatique de ce dossier par une grâce du Roi Mohammed VI. «Techniquement, une grâce ne peut être accordée sur une condamnation qui n’est pas encore définitive», précise Me Patrick Kabou.

Commentaires
0 commentaire
Laisser un commentaire
Recopiez les lettres afficher ci-dessous : Image de Contrôle

Autres actualités

04 - Mars - 2026

Le Premier ministre espagnol répond à Trump : « Nous sommes opposés à ce désastre »

« Non à la guerre ! », a statué ce matin, le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez. Depuis de l’offensive américano-israélienne sur...

04 - Mars - 2026

Guerre au Moyen-Orient : l’Iran intensifie la riposte et abat six drones de pointe

Dans un nouveau communiqué, l’armée iranienne a annoncé la destruction de six drones Hermes de haute technologie au cours des dernières 24 heures. Les frappes,...

03 - Mars - 2026

Extradition vers le Sénégal : Mauvaise nouvelle pour Madiambal Diagne

La Cour d’appel de Versailles de Paris a rendu, ce mardi 03 mars, son délibéré concernant la demande d’extradition au Sénégal du journaliste et homme...

03 - Mars - 2026

Les États-Unis demandent leurs ressortissants de quitter le Moyen-Orient

Le département d'État américain a lancé un appel urgent à ses ressortissants pour qu'ils quittent immédiatement plus d'une douzaine de pays du...

03 - Mars - 2026

Bases américaines, camp kurde et port omanais : l’Iran intensifie ses frappes dans le Golfe

Les Gardiens de la révolution ont annoncé, mardi matin, avoir mené une « une attaque à grande échelle » à l'aide de drones et de missiles...