Seif al-Islam, l'un des fils de Khadafi, tué par des hommes armés

04 - Février - 2026

Seif al-Islam Kadhafi, l'un des fils du dictateur défunt libyen Mouammar Kadhafi, recherché par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l'humanité, a été tué, a annoncé mardi son conseiller, cité par une chaîne locale.
Longtemps vu comme le successeur potentiel de son père avant la chute du régime en 2011, l'homme de 53 ans a été assassiné par quatre hommes armés, a déclaré Abdullah Othman Abdurrahim à la chaîne Libya al-Ahrar.

Ils "ont pris d'assaut la résidence de Seif al-Islam Kadhafi après avoir neutralisé les caméras de surveillance, puis l'ont exécuté", a écrit la chaîne sur X, citant ses propos.

Ce même conseiller avait auparavant indiqué qu'il était décédé dans une publication sur Facebook, sans autres précisions.

"Le docteur Seif al-Islam est tombé en martyr", a de son côté déclaré son cousin, Hamid Kadhafi, par téléphone à la même chaîne. "Nous n'avons pas d'autres informations", a-t-il ajouté.

Selon plusieurs médias, il serait mort au sud de la ville de Zenten, dans l'ouest de la Libye.

Seif al-Islam s'était forgé une image de modéré et de réformateur. Une réputation qui s'est effondrée quand il a promis des bains de sang au début de la rébellion.

Recherché par la CPI pour crimes contre l'humanité, il avait été arrêté dans le sud libyen. Longtemps détenu à Zenten, il a été condamné à mort en 2015 à l'issue d'un procès expéditif avant de bénéficier d'une amnistie.

- Acte "perfide" -
Jusqu'à l'annonce de son décès, on ne savait pas où il se trouvait. En 2021, bien qu'il ait été recherché, il avait déposé sa candidature à la présidentielle, misant sur le soutien des nostalgiques de l'ancien régime.

L'élection ne s'est finalement pas tenue.

Pour l'expert Emad Badi, la mort de Seif al-Islam Kadhafi est "susceptible de le transformer en martyr aux yeux d'une partie conséquente de la population, tout en modifiant les équilibres électoraux en écartant un obstacle majeur à l'élection présidentielle".

Car "sa candidature et ses chances de succès (avaient) constitué un point central de controverse", a-t-il expliqué sur X.

L'ex-porte-parole du régime Kadhafi, Moussa Ibrahim, a dénoncé un acte "perfide", en affirmant qu'il lui avait parlé il y a deux jours.

"Il voulait une Libye unie et souveraine, sûre pour tous ses habitants. Ils ont assassiné l'espoir et l'avenir, et semé la haine et le ressentiment", a-t-il écrit sur X.

Depuis la chute de Mouammar Kadhafi, la Libye peine à retrouver sa stabilité et son unité.

Deux exécutifs s'y disputent le pouvoir: le gouvernement d'unité nationale (GNU) installé à Tripoli, dirigé par Abdelhamid Dbeibah et reconnu par l'ONU; et un exécutif à Benghazi (est), contrôlé par le maréchal Haftar et ses fils qui ont étendu leur présence militaire au sud du pays.

 

Commentaires
0 commentaire
Laisser un commentaire
Recopiez les lettres afficher ci-dessous : Image de Contrôle

Autres actualités

07 - Janvier - 2026

LUTTE SÉNÉGALAISE : ME BAMBA CISSÉ DÉCLARE LA GUERRE AU « SIMOL » ET PROMET DES SANCTIONS FERMES

Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Me Bamba Cissé, a réaffirmé mardi sa détermination à mettre fin au...

07 - Janvier - 2026

« Explosifs ASP » : Deux journalistes déférés ce mercredi suite à la palinte du capitaine Touré

Après une brève garde à vue suivie d'une libération sous convocation, la veille, deux journalistes, Alimatou (Biba) Diallo et El Hadji Fallou Sylla sont annoncés...

07 - Janvier - 2026

Incitation de mineurs à la débauche : Bineta mécanicienne et son groupe tombent

La Brigade territoriale de Keur Massar a arrêté quinze personnes, dont B. Sarr alias Bineta mécanicienne, dans une affaire mêlant association de malfaiteurs,...

07 - Janvier - 2026

DECES DU PROFESSEUR ALBERT BOURGI, UN BATISSEUR DE PONTS S’EN EST ALLE (PAR ME TINE)

Ce 7 janvier 2026, à Paris, nous avons perdu une voix essentielle. La disparition du Professeur Albert Bourgi ne marque pas seulement la fin d’un parcours académique...

06 - Janvier - 2026

Demande de libération sous caution : Farba Ngom aura la réponse de la cour suprême le 12 janvier

La chambre pénale de la Cour suprême du Sénégal va statuer le 12 janvier 2026 sur la demande de libération sous caution de Farba Ngom, en ce qui concerne...