2029 : L’UNIQUE OBSESSION DES FRÈRES SIAMOIS DU POUVOIR (PAR IBRAHIMA THIAM)

22 - Novembre - 2025

Alors que le Sénégal s’enfonce dans une crise multidimensionnelle — vie chère insoutenable, pouvoir d’achat en lambeaux, économie à l’arrêt, fuite des investisseurs et dette asphyxiante, nos deux dirigeants semblent avoir trouvé leur priorité absolue : trancher, dès aujourd’hui, la question de leur candidature à l’élection de 2029.

Il faut reconnaître cette prouesse : ignorer avec une telle constance les urgences nationales. Depuis leur accession au pouvoir, le bilan est sans appel : aucun chantier d’envergure, aucune réforme de fond, pas même l’ombre d’une solution. Un vide sidéral, à tel point qu’on pourrait croire à une page blanche arrachée à un cahier d’écolier.

Pourtant, face à ce néant, le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko affichent un agenda bien rempli : préparer une nouvelle crise institutionnelle, comme pour parfaire leur collection. Car visiblement, un pays en proie à des crises économique, sociale et financière ne suffit pas à les divertir. Il fallait y ajouter une crise de gouvernance, histoire de tester la résistance du Sénégal avant qu’il ne jette l’éponge.

Le comble ? Alors que la population attend désespérément qu’ils se mettent enfin au travail, eux préfèrent s’adonner à des téra-meetings, perdre leur temps en réunions incessantes des instances politiques ou politiciennes, et cultiver les bouderies par absences. On se demande s’ils n’ont pas oublié la date de début de leur propre mandat.

On croirait presque qu’ils ambitionnent d’entrer dans l’histoire : gouverner sans rien accomplir, puis se disputer le privilège de continuer.

Puisqu’ils semblent déterminés à régler leur duel personnel sur le dos des institutions et du pays, permettons-nous une suggestion, teintée d’ironie mais non dénuée de bon sens :
Pourquoi ne pas organiser, dès 2028, de vraies primaires internes au Pastef ?
Ce serait l’occasion pour chacun de mesurer sa popularité, d’assouvir ses ambitions et, surtout, de laisser au Sénégal une chance, même infime, de ne pas subir leur querelle pendant quatre ans supplémentaires.

Et qui sait ? D’ici là, ils auront peut-être trouvé le temps d’accomplir au moins une action concrète.
Ne serait-ce qu’une seule, pour ne pas se présenter en 2029 avec un CV aussi vide que leur bilan actuel.

Ibrahima Thiam, Président du parti ACT

Commentaires
0 commentaire
Laisser un commentaire
Recopiez les lettres afficher ci-dessous : Image de Contrôle

Autres actualités

17 - Octobre - 2025

JUSQU’À QUAND LES SÉNÉGALAIS VONT-ILS SOUFFRIR ? (ACT)

La colère gronde dans les foyers sénégalais et elle est plus que légitime. Aujourd’hui, des milliers de familles reçoivent des factures...

16 - Octobre - 2025

Pastef, ou la dépendance symptomatique à Macky Sall? (Par Amadou Diallo)

Vingt mois après leur arrivée au pouvoir, les dirigeants de Pastef semblent incapables de gouverner sans ressusciter le nom de Macky Sall. Une obsession devenue symptôme...

16 - Octobre - 2025

Aliou Sall met en garde le régime de PASTEF : « Ne réveillez pas un lion qui dort »

Placé sous contrôle judiciaire après sa convocation à la Division des investigations criminelles (DIC), l’ancien maire de Guédiawaye, Aliou Sall, a tenu...

16 - Octobre - 2025

Diomaye Faye effectuera une visite au Rwanda et au Kenya

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a dévoilé son agenda diplomatique lors du Conseil des ministres de ce mercredi 15 octobre 2025. Le chef de...

16 - Octobre - 2025

Assemblée nationale : 21 lois adoptées et 468 questions écrites adressées au gouvernement

Le président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, a dressé un bilan positif de la session ordinaire 2024-2025, qu’il a jugée «...