A l'heure du bilan

20 - Août - 2018

A quelques mois de la fin de son septennat, nous avons un aperçu global du bilan du président de la République, Son Excellence Macky SALL. Le bilan est très positif, nonobstant la mauvaise foi d'une partie de l’opposition qui refuse d’admettre l'évidence. Ce qui est inquiétant au Sénégal, c’est que ceux qui aspirent à gouverner n’ont pas de projet de société crédible et cohérent, mais un catalogue de mesures.

Dans le débat politique actuel, on entend jamais les aspirants au pouvoir nous parler de programme et de son mode de financement. On ne les entend jamais évoquer la question de la relance de l'industrie, des réformes structurelles à mener ou débattre objectivement sur la question de la fiscalité. On les entend rarement parler de la politique internationale dans un contexte où l'Afrique a une carte à jouer, et je ne parle même pas de l’épineuse question de la sécurité de nos frontières avec la multiplication des bandes armées privées qui sèment partout la terreur et la désolation.
La politique, chose sérieuse depuis Aristote, est en train de devenir chez nous un jeu d’enfant, où les médiocres, les prétendants farfelus et les violents, sont considérés comme des individus crédibles. Drôle de pays où l'on peut abuser des biens sociaux et être considéré comme un messie. Mieux, certains considèrent qu’il faut passer par la case prison pour avoir plus de chance d’accéder au trône. Dans cette quête perpétuelle de pouvoir, d'autres sont sans limites.

Lors de sa conférence en 1919 sur « le métier et la vocation d'homme politique » M. Weber évoquait déjà les entrepreneurs politiques, ou de plus en plus de femmes et d'hommes vivent de la politique et non pour la politique. En réalité pour Weber, la politique n’est pas du tout un jeu d'enfant, elle exige un effort constant, des convictions profondes et la virtù. Se sacrifier pour participer à la vie politique de sa cité n’est pas une chose évidente, surtout dans un pays où chaque acteur se voit Président.

Le pouvoir rend fou, mais pas durant ce septennat, car en vérité les excès inhérents à son exercice ont été maîtrisés. Le président de la République n'a jamais versé dans le populisme et l'arrogance, malgré les provocations répétitives voire les insultes, bien au contraire, il a été pondéré et modéré. Le syndrome de toute-puissance qui marqua le quinquennat passé a été évité. Tous se rappellent de la période 2007-2012 ou le Président se considérait comme un Léviathan ou un divin, foulant aux pieds les lois et règlements.

Durant ce septennat, d'immenses efforts ont été faits pour améliorer les conditions économiques, sociales et de circulation dans les centres urbains et le monde rural à travers le PUDC. Le développement rural a été au cœur des préoccupations du Président. En martelant sur le « consommer local » pour relancer véritablement notre économie, l'Etat a injecté des dizaines de milliards de FCFA dans le secteur agricole, ce qui nous a permis par exemple d'avoir plus de 1,800 million de tonnes de riz en 2017. Des milliers de ruraux sont sortis de la misère grâce à l'amélioration des structures sanitaires, à la construction de forages (en partenariat parfois avec le PAISD) et au désenclavement. Les moyens alloués au Programme national de développement local on été multipliés par 12 pour mieux répondre à certains besoins spécifiques locaux.
Les indicateurs économiques montrent une bonne tenue des finances publiques, une augmentation accrue de la richesse produite et une amélioration des conditions économiques et de l'emploi.

A travers l'ambitieux Plan Sénégal Emergent, ce sont des infrastructures d'envergue qui sont en train d'être réalisées avec la réhabilitation de milliers de kilomètres de pistes de production, la construction de nouvelles routes et l'aménagement de ponts pour faciliter les échanges commerciaux et les déplacements. La construction d'autoroutes, de TER, la mise en place du pôle de Diamniadio, de PROMOVIL, etc., participent à créer les conditions d'un développement durable et à accéder au statut de pays émergent et/ou de puissance. Des investissements lourds on été consentis dans l'économie, l'enseignement et ils mettront parfois du temps à produire leurs effets.

C'est pourquoi, le moment qui s’ouvre est le temps de la mobilisation pour défendre le bilan du Président et pour lui permettre d'obtenir un second mandat. Aller à l'essentiel, fidéliser les militant.e.s, s’appuyer sur nos alliés, expliquer les enjeux, convaincre les indécis et les sceptiques, sont les meilleurs moyens de s'assurer une nette victoire et de répondre aux objectifs fixés par le président de la République.
Vive l'APR,
Vive BBY,
Vive le Sénégal

Dr Souleymane Diallo, chargé des élections, APR France
dialloley@yahoo.fr

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