Affaire Softcare : la mission d’information parlementaire a entamé ses auditions

16 - Janvier - 2026

La Mission d’information parlementaire relative à la commercialisation des produits de marque Softcare au Sénégal a officiellement entamé ses travaux d’auditions. L’annonce a été faite par sa présidente, l’honorable députée Khady Sarr, à travers un communiqué rendu public ce jeudi.
Conformément à l’article 51 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, la mission a lancé, depuis le mercredi 14 janvier 2026, la phase d’auditions prévue dans le cadre de son mandat. Cette étape vise à faire toute la lumière sur les conditions ayant entouré le retrait puis la remise sur le marché des produits Softcare.
Selon la présidente de la mission, les travaux seront conduits suivant une démarche « rigoureuse, contradictoire et pleinement documentée », afin d’établir la chronologie des actes administratifs et techniques ayant conduit aux décisions prises. Il s’agira également d’apprécier la cohérence de ces décisions au regard des procédures d’inspection, de contrôle qualité et d’information du public, tout en identifiant les responsabilités administratives éventuelles à chaque niveau de la chaîne décisionnelle.
Dans ce cadre, la mission procédera à l’audition des autorités de régulation, des ministères compétents, de l’opérateur concerné, ainsi que de toute structure professionnelle, technique ou représentative jugée utile à l’établissement des faits. Une visite de terrain est également prévue au niveau de l’opérateur Softcare, afin d’évaluer, sur site, les conditions de production, d’entreposage, de traçabilité et le respect des exigences de conformité.
Par ailleurs, la mission mettra en place une consultation citoyenne destinée à recueillir les contributions des usagers, des organisations de consommateurs et des autres parties prenantes, dans une approche participative et inclusive centrée sur l’intérêt général.
La présidente de la mission a rappelé que les travaux se dérouleront dans le strict respect des secrets légalement protégés, des droits des personnes et des exigences de sérénité propres au contrôle parlementaire. Elle a, en outre, appelé l’ensemble des administrations, organismes et parties concernées à coopérer « de manière pleine et loyale », dans l’intérêt de la santé publique et du renforcement de la confiance des citoyens.

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