Aide aux migrants : pas de prison pour Cédric Herrou, qui appelle les politiques à respecter "le droits des humains et des enfants"
Cédric Herrou, un agriculteur qui était jugé pour avoir aidé des migrants dans la vallée franco-italienne de la Roya, a été condamné vendredi à 3.000 euros d'amende avec sursis.
Il n'aura finalement pas pâti de sa récidive. Cédric Herrou, l'agriculteur de la vallée de la Roya (Alpes-Maritimes) qui était jugé pour avoir aidé des migrants dans la vallée franco-italienne de la Roya, a été condamné ce vendredi à 3000 euros d'amende avec sursis par le tribunal correctionnel de Nice.
Alors que huit mois avec sursis avaient été requis contre lui fin 2016, il a finalement été condamné pour avoir pris en charge des migrants sur le sol italien, mais il a été relaxé des autres faits qui lui étaient reprochés, notamment l'installation, à l'automne 2016, d'une cinquantaine de migrants Erythréens dans un centre de vacances désaffecté de la SNCF, et l'aide au séjour et à la circulation de migrants en situation illégale.
Le "délit de solidarité" en procès
Devant le tribunal, l'agriculteur, militant de longue date de la solidarité avec les migrants, a maintenu sa position : "Je le fais parce qu'il faut le faire. Je le fais parce qu'il y a des gens qui ont un problème, des gens qui sont morts sur l'autoroute". Et, à la sortie du tribunal, il a assuré qu'il "continuerai[t] à agir", comme il l'avait assuré quelques semaines plus tôt au préfet des Alpes-Maritimes.
Au travers du procès de Cédric Herrou, c'est le délit de solidarité qui était jugé. Peut-on être condamné pour avoir bénévolement aidé un migrant, quand bien même clandestin ? Le tribunal a répondu non, puisque c'est pour leur avoir fait passer la frontière que l'agriculteur a été condamné.
LCI