Comité de suivi du processus électoral : Mankoo contre la présence des "indépendants

25 - Janvier - 2017

Le Front pour la défense du Sénégal Mankoo Wattu Sénégal (FDS/MWS) s’insurge contre la présence des membres dits "indépendants" au sein du comité de suivi du processus électoral.

Le Comité de suivi du processus électoral a été installé lundi à Dakar, sans le pôle de l’opposition, qui a fait part de son désaccord concernant l’intégration au processus d’une nouvelle entité représentant "les indépendants".

"(… Abdoulaye Daouda Diallo (ministre de l’Intérieur) a décidé de faire siéger dans le comité de veille électorale (…), des personnes qui n’y ont pas droit en violation des principes arrêtés en commun y compris la loi électorale qui vient d’être votée par l’Assemblée nationale. Il a ainsi inventé un quatrième pôle dit des Indépendants à l’insu de l’Opposition et des Non-alignés", fustige Mankoo dans un communiqué reçu à l’APS.

Le Front pour la défense du Sénégal souligne que "La notion d’indépendants, inscrite dans la loi électorale, est très précise" et "désigne explicitement les citoyens qui n’appartiennent à aucun parti politique".

"Or celui qui prétend représenter les indépendants, désigné par Abdoulaye Daouda Diallo en personne, dirige un parti politique officiellement reconnu. Il ne peut donc, aux yeux de la loi, être dans le comité de veille pour le compte des Indépendants", argumente t-il.

Dans le journal Le Soleil, Abdoulaye Daouda Diallo a dit que le processus doit être inclusif, soulignant que tous les partis politiques "doivent faire partie du processus".

Mankoo rappelle que depuis 25 ans, "la tradition veut que ces trois types d’acteurs politiques soient reconnus dans les discussions concernant le processus électoral : le pouvoir en place appelé Mouvance présidentielle, l’Opposition, et ceux qu’on appelle les Non-alignés".

Le FDS relève qui relève que la dernière Commission technique de réforme du code électoral "n’a pas dérogé à cette tradition" dénonce ces "pratiques inacceptables" qui "sont la preuve éclatante" que le ministre de l’Intérieur "ne peut pas être le ministre chargé d’organiser les élections législatives".

Le FDS/MWS "réaffirme sa position de la nécessité de nommer une personnalité neutre et consensuelle pour organiser les élections législatives dans le respect du calendrier républicain".

APS

Commentaires
0 commentaire
Laisser un commentaire
Recopiez les lettres afficher ci-dessous : Image de Contrôle

Autres actualités

08 - Janvier - 2026

Arrivée du Premier ministre mauritanien à Dakar ce jeudi

Le Premier ministre de la République islamique de Mauritanie, Moctar Ould DJAY, est arrivé à Dakar, ce jeudi 8 janvier 2026, pour une visite de travail de deux jours. Il a...

07 - Janvier - 2026

Ousmane Sonko vs Mame Mbaye Niang : La cour suprême officiellement saisie pour la révision du procès

C’est un rebondissement dans l’affaire Ousmane Sonko-Mame Mbaye Niang. La Cour suprême a été officiellement saisie pour la révision de l'arrêt...

07 - Janvier - 2026

Malaise au sein de la mouvance présidentielle : Mohamed MBOW, membre de la coalition « Diomaye-Président », révoqué au ministère de la Fonction publique pour des publications...

La tension reste vive au sein de la mouvance présidentielle. Malgré les démentis répétés du Président de la République et de son Premier...

07 - Janvier - 2026

Rencontre avec le corps diplomatique : Diomaye Faye rejette « toute logique d’unilatéralisme ou de domination fondée sur le rapport de force »

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a reçu ce 6 janvier le corps diplomatique accrédité à Dakar, au Palais de la République,...

07 - Janvier - 2026

MESSAGES A LA NATION 2024–2025 : DIOMAYE FAYE, DES PROMESSES A L’EPREUVE DU REEL.

En décembre 2024, le président Bassirou Diomaye Faye incarnait l’espoir d’une rupture attendue. Son premier message à la Nation promettait justice,...