Corruption, violation du secret et diffusion d’images impudiques : les chefs d’accusation contre « Farba » dévoilés

17 - Février - 2026

La ministre de la Justice, Garde des Sceaux présente, ce lundi à l'hémicycle de l'Assemblée nationale a fait des révélations lors de la séance plénière consacrée à la levée de l'immunité parlementaire du député Mouhamadou Ngom, dit « Farba ». Yassine Fall a détaillé les éléments à charge issus d'une enquête qu'elle qualifie d'objective et de nécessaire.

Dans son allocution, la ministre de la Justice a précisé les circonstances de la découverte des objets prohibés au Pavillon spécial dans la nuit du « 29 au 30 décembre 2025 ». Selon Yassine Fall, « le député a lui-même reconnu les faits lors de son audition ». Il aurait « admis avoir introduit l'un des téléphones portables en le dissimulant dans un pot de lait. Le second appareil lui aurait été fourni par un surveillant de prison, confirmant ainsi des soupçons de complicité au sein de l'administration pénitentiaire ».

« L'exploitation technique des deux téléphones et des cinq clés USB saisis va bien au-delà de la simple communication privée ». La ministre a révélé la mise en évidence de nombreuses opérations « financières et immobilières », ainsi que la présence de « documents judiciaires protégés par le secret de l’instruction et de contenus vidéos impudiques ».

Yassine Fall a insisté sur la gravité des indices de présomption réunis par l'enquête. Les faits reprochés au parlementaire tombent sous le coup de plusieurs articles du Code pénal et du Code de procédure pénale. Les chefs d'accusation envisagés sont « introduction et complicité d'introduction d'objets prohibés, corruption, violation du secret de l'instruction et diffusion d'images contraires aux bonnes mœurs ».

La ministre a rappelé aux députés que l'ouverture d'une information judiciaire est indispensable pour établir le niveau de responsabilité de toutes les personnes impliquées dans ce réseau, qu'elles soient civiles ou agents de l'État.

En vertu de l'article 61 de la Constitution et du nouveau règlement intérieur de l'Assemblée nationale, aucune poursuite ne peut être exercée contre un député sans l'aval de ses pairs, hors cas de flagrant délit. C'est sur cette base légale que la Garde des Sceaux a officiellement sollicité la levée de l'immunité, afin de permettre au procureur de la République de Dakar d'exercer les poursuites nécessaires.

La ministre a conclu son intervention en appelant à la responsabilité de l'institution parlementaire pour que la lumière soit faite, garantissant ainsi le principe d'égalité de tous devant la loi.

Commentaires
0 commentaire
Laisser un commentaire
Recopiez les lettres afficher ci-dessous : Image de Contrôle

Autres actualités

01 - Juillet - 2026

Révision de la Constitution : le PDS approuve la décision de Diomaye d'organiser un référendum et appelle les Sénégalais à voter « NON »

Le Parti démocratique sénégalais (PDS) a réagi à la décision du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, de soumettre à...

30 - Juin - 2026

Le rappel d'Ousmane Sonko à Diomaye: « Ces textes ne sont pas tombés du ciel, ils sont le fruit de plus de dix ans de travail »

Le président de l'Assemblée nationale, Ousmane Sonko, est revenu en détail sur l'origine et l'élaboration de la réforme constitutionnelle adoptée par les...

30 - Juin - 2026

Après les récents incidents, le Parti socialiste suspend provisoirement les réunions à son siège national

La Secrétaire générale du Parti socialiste (PS) a décidé de suspendre, jusqu’à nouvel ordre, la tenue de toutes les réunions,...

29 - Juin - 2026

Parti Socialiste : la lourde charge de Birahim Camara contre Aminata Mbengue Ndiaye

Sous le magistère de Aminata Mbengue Ndiaye , secrétaire générale intérimaire sécrétée , le parti socialiste vit les nuits les plus sombres...

29 - Juin - 2026

Révision constitutionnelle : Journée décisive à l'Assemblée ce lundi

L'hémicycle s'apprête à vivre une séance plénière décisive ce lundi 29 juin 2026. Les députés se réunissent pour examiner et...