Criminalisation de l'homosexualité : L'ultimatum au gouvernement de And Samm Jikko

11 - Février - 2026

Face au récent scandale impliquant des réseaux homosexuels et des accusations de transmission volontaire du VIH, le collectif And Samm Jikko Yi sort du silence. Dans un entretien accordé à L'Observateur, son porte-parole, Adama Mboup, dénonce l'« apathie » des nouvelles autorités et exige le respect de leurs promesses de campagne. Pour lui, la situation actuelle est le fruit d'un manque de fermeté de l'État : « S'ils avaient criminalisé comme ils avaient promis de le faire, les homosexuels sauraient qu'ils ne sont plus les bienvenus au Sénégal. »

Un « deadline » fixé au 8 avril

Le collectif ne compte plus patienter et met le tandem Diomaye Faye - Ousmane Sonko face à ses responsabilités. Un ultimatum clair a été fixé : le 8 avril prochain. À cette date, le collectif exige le vote effectif de la loi criminalisant l'homosexualité à l'Assemblée nationale.

À défaut, Adama Mboup menace d'engager une mobilisation nationale d'envergure : « Nous informerons la population que ce pouvoir en place n'a pas voulu porter cette loi [...]. Nous irons voir les guides religieux, les chefs coutumiers et toute l'opinion nationale. Ils devront en assumer toutes les conséquences. »

La dénonciation d'un « vide juridique »

Pour le porte-parole, l'actuel article 319 du Code pénal, qui condamne les « actes contre nature », est devenu obsolète car il ne s'applique qu'en cas de flagrant délit. Il pointe un « vide juridique qu'il faut combler » pour punir les nouvelles réalités comme les mariages homosexuels ou l'utilisation des réseaux sociaux à des fins de promotion :

« Le problème, c'est que ce groupe WhatsApp créé par ces homosexuels ne constitue pas un délit. C’est pour ça que dans notre loi, on a retenu que toute apologie, toute promotion, tout financement de l'homosexualité doit être puni sévèrement entre 5 et 10 ans d'emprisonnement. »

L'interlocuteur du quotidien du Groupe futurs médias rappelle avec insistance que l'actuelle majorité (ex-Yewwi Askan Wi) avait elle-même introduit cette proposition de loi lorsqu'elle était dans l'opposition. Dès lors, il rejette tout prétexte de délai supplémentaire : « Le régime actuel n'a pas d'argument pour attendre, tout ce qu'il dit c'est un prétexte fallacieux parce qu'il y a urgence à vraiment criminaliser l'homosexualité avec cette transmission volontaire au VIH Sida. »

Mboup d'avertir : « Ce pouvoir, on va le sanctionner s'il refuse de porter cette loi. [...] Aucun résultat n'est plus urgent que la criminalisation de l'homosexualité. »

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