Elle s’en prend aux guides religieux sur TikTok : le parquet requiert deux ans ferme Mercredi 6 Août 2025

06 - Août - 2025

Un TikTok de trop. N. N. Dione, étudiante de 28 ans à l’Université Gaston Berger, s’est retrouvée devant le tribunal de Pikine-Guédiawaye après avoir tenu des propos jugés diffamatoires et incendiaires contre des figures fondatrices de confréries musulmanes. Connu sur TikTok sous le nom de « madame-fallo29 », son contenu a déclenché l’ire de plusieurs familles religieuses et entraîné des poursuites pour diffamation, injures publiques, diffusion de fausses nouvelles et incitation à la violence.

N. N. Dione, étudiante de 28 ans et pensionnaire de l’Université Gaston Berger, a été déférée devant le parquet de Pikine-Guédiawaye pour diffamation, injures publiques, diffusion de fausses nouvelles et incitation à la violence.

Il est reproché à cette mère célibataire de deux enfants d’avoir remis en cause la crédibilité des fondateurs de certaines confréries musulmanes sénégalaises, poussant des représentants des familles concernées à porter plainte contre elle.

L’Observateur, qui a assisté au procès, rapporte que la mise en cause, connue sur TikTok sous le pseudonyme « madame-fallo29 », a comparu à huis clos devant le tribunal de Pikine-Guédiawaye.

À la barre, reprend le quotidien du Groupe futurs médias, l’étudiante a reconnu avoir tenu des propos blessants, notamment à l’encontre de Baye Niass et Cheikh Ahmed Tidiane Chérif, mais a tenté de se justifier en expliquant qu’elle avait agi « sous l’emprise de la colère » à la suite d’une altercation avec une internaute.

Une explication qui n’a pas convaincu le tribunal. Le président et le procureur l’ont mise en garde contre la gravité de ses propos, affirmant qu’ils « peuvent incendier le pays », et l’ont avertie d’un risque de déchaînement populaire.

Son avocat, pour sa part, a plaidé que sa cliente avait agi dans un état d’égarement, en raison d’un environnement numérique toxique. Il a souligné son profil de brillante étudiante et de mère célibataire, affirmant qu’elle regrettait ses paroles.

Le ministère public a requis deux ans de prison ferme et une amende de 500 000 francs CFA.

Le délibéré a été fixé au 8 Aout prochain. Par ailleurs, deux jeunes hommes arrêtés le même jour que l'étudiante ont été relaxés, précise L’Observateur

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