L'EAU, CE REDOUTABLE ADVERSAIRE DE MACKY

06 - Juillet - 2018

Le président de la République, candidat à sa propre succession, est en train d’éliminer un à un ses adversaires à l’élection présidentielle de 2019, dont le premier tour est fixé au 24 février. Mais, Macky Sall devra faire face à un redoutable adversaire sans visage et sans parti politique, mais tout aussi redoutable que les candidats Karim Wade et Khalifa Sall qu’il a mis hors de course. Il s’agit de l’eau ou plutôt du manque d’eau dans beaucoup de quartiers de Dakar notamment aux Parcelles assainies, Pikine, Guédiawaye et même dans certaines localités de l’intérieur du pays qui restent parfois deux à trois jours sans eau. Le manque d’eau sera présent le jour du scrutin, c’est un adversaire au candidat Macky Sall que ni la justice, ni la loi sur le parrainage ne pourra empêcher d’être présent le jour du vote.

Cette pénurie d’eau, à moins de huit mois de l’élection présidentielle, aura, à n’en pas douter, des conséquences sur le choix des électeurs. En effet, la longue pénurie d’eau qui sévit dans la capitale commence à engendrer un mécontentement populaire. La grogne se fait, de plus en plus, sentir. «Si Macky Sall n’est pas en mesure de nous fournir correctement de l’eau, il n’a qu’à partir et laisser la place à un autre», fulmine une dame à la recherche du liquide précieux, dans le quartier des Parcelles assainies. «On ne veut pas d’un Président qui est incapable de nous fournir correctement de l’eau», renchérit une autre femme, une bassine sur la tête.

Dakar n’a pas encore enregistré de manifestation de grande envergure contre les coupures d’eau, mais la situation est tendue et peut dégénérer à tout moment.

En mai dernier, des jeunes du quartier de Niarry Tally et de Yeumbeul avaient barré les routes de leur quartier, à l’aide de pneus allumés et des troncs d’arbres pour protester contre le manque d’eau dans leur quartier. En septembre 2013, des violentes manifestations contre les coupures d’eau avaient secoué plusieurs quartiers de Dakar. A côté du manque d’eau devenu chronique, le président de la République doit faire à une autre grogne liée cette fois-ci au chômage massif des jeunes.

Le 28 juin 2011, Dakar et plusieurs régions avaient connu de violentes manifestations contre les coupures d’électricité; appelées émeutes de l’électricité. Des manifestants excédés par les incessantes et longues coupures de courant avaient saccagé et incendié plusieurs bâtiments publics, dont les agences de la Senelec de la Patte d’Oie et des Parcelles assainies. Des manifestations qui avaient précipité la défaite du président de la République de l’époque, Abdoulaye Wade.

walf

Commentaires
0 commentaire
Laisser un commentaire
Recopiez les lettres afficher ci-dessous : Image de Contrôle

Autres actualités

29 - Mars - 2024

LA VICTOIRE ECLATANTE DU PRESIDENT BASSIROU DIOMAYE FAYE FACE AU CANDIDAT DU REGIME EST « L’EXPRESSION DE LA FORCE D’UN PEUPLE UNI DANS SON DESIR DE CHANGEMENT » (ME TINE)

« L’extrême brutalité employée contre les citoyens sénégalais qui revendiquaient leurs droits, le maintien des obstacles à la libre...

29 - Mars - 2024

Abdoulaye Wade nomme un nouveau porte-parole du PDS

Le Parti démocratique sénégalais (PDS) a un nouveau porte-parole de son Secrétariat Général National en la personne de Bachir Diawara, informe Senego....

29 - Mars - 2024

Sénégal: de qui Bassirou Diomaye Faye va-t-il s’entourer pour mener son projet ?

(RFI)- Cinq jours après l’élection présidentielle, Bassirou Diomaye Faye est le nouveau président du Sénégal. Il a été élu avec...

29 - Mars - 2024

Nicolas Sambou, petit frère de Ousmane Kabiline Diatta révèle le complot des responsables de l'Apr contre Ousmane Sonko

Dans sa parution de ce vendredi, le journal le Réveil s'est penché sur le cas Ousmane Diatta dit Kabilyne accusé par le régime de l'APR d'avoir voulu préparer...

29 - Mars - 2024

LA DEFAITE IMPOSSIBLE MAIS PREVISIBLE : EN QUOI LE PRESIDENT MACKY SALL EST-IL RESPONSABLE DE CETTE HISTORIQUE DEFAITE DE SON CANDIDAT AMADOU BA ? (ALIOUNE NDAO FALL)

Il avait tout pour gagner : un bilan respecté, une crédibilité reconnue, des compétences avérées, un adversaire affaibli. En 12 jours de campagne...