LA 14ÈME LÉGISLATURE EN DANGER !

11 - Août - 2022

Élus le 31 juillet dernier, les députés de la 14ème législature pourraient ne pas terminer leur mandat de cinq ans. Avec la tenue de l’élection présidentielle au mois de février 2024, la quête d’une majorité parlementaire pourrait amener le successeur de Macky Sall à dissoudre l’Assemblée nationale après la date du 31 juillet 2024.

Les députés de la 14ème législature pourraient battre le record de l’Assemblée nationale la plus éphémère au Sénégal depuis 1960. Toujours dans l’attente de la confirmation de leur élection à l’Assemblée nationale par le Conseil constitutionnel, les députés élus lors des élections législatives du 31 juillet passé pourraient ne pas terminer leur mandat de cinq ans. Et pour cause, avec la tenue de l’élection présidentielle au mois de février 2024 qui va consacrer l’arrivée d’un nouveau président de la République, les parlementaires de la 14ème législature pourraient perdre leur fonction de représentants de la nation après seulement deux ans et quelques mois de mandature. Car, le nouveau chef de l’exécutif qui sortira des urnes en février 2024 va forcément vouloir disposer de sa propre majorité parlementaire pour dérouler tranquillement son programme de gouvernance. Et pour y arriver, il devra procéder à la dissolution de l’Assemblée nationale avec comme conséquence directe la fin prématurée du mandat de la 14ème législature.

Toutefois, il faut préciser qu’une telle mesure ne sera possible qu’au-delà de la date du 31 juillet 2024 où la 14ème législature va boucler ses deux ans d’existence. En effet, l’article 87 de la Constitution qui fixe les conditions de la dissolution de l’Assemblée nationale par le Président de la République précise en son deuxième alinéa que cette « dissolution ne peut intervenir durant les deux premières années de législature ».

Donc, il est clair que si l’actuel chef de l’Etat n’a aucun pouvoir de dissolution sur la 14ème législature du fait que son deuxième et dernier mandat prend officiellement fin le 2 avril 2024, soit 3 mois de délai prescrit par l’article 87 de la Constitution, son successeur aura au bout de quelques mois seulement après son installation les coudées franches pour passer à l’acte de dissolution de la 14ème législature et convoquer de nouvelles élections législatives. Il faut dire que, le cas échéant, cette décision va apporter des corrections au calendrier électoral républicain perturbé par le non-respect par l’actuel chef de l’Etat de sa promesse de réduire la durée de son premier mandat de 7 à 5 ans (2012-2017.

Ainsi, la dissolution de l’Assemblée nationale après la présidentielle de 2024 va permettre au chef de l’Etat élu un alignement de ces deux élections qui vont se ternir la même année.

Commentaires
0 commentaire
Laisser un commentaire
Recopiez les lettres afficher ci-dessous : Image de Contrôle

Autres actualités

12 - Septembre - 2025

RENFORCEMENT DES LIENS BILATÉRAUX : LE PREMIER MINISTRE SONKO REÇU PAR CHEIKH MANSOUR À ABU DHABI

Le Premier ministre Ousmane Sonko a été reçu mercredi à Abu Dhabi par le vice-Président et vice-Premier ministre des Emirats Arabes Unis Cheikh Mansour Bin Zayed...

10 - Septembre - 2025

Mairie de Dakar : passation de service entre Ngoné Mbengue et Abass Fall ce mercredi

Abass Fall, ancien ministre de l’emploi sera officiellement installé dans ses nouvelles fonctions de maire de la ville de Dakar ce mercredi 10 septembre 2025. L'ancien maire par...

10 - Septembre - 2025

Salaires et avantages : Ce que l’Etat "verse" réellement aux ex-ministres

La République ne lâche pas ses ministres au terme de leur fonction. Au contraire, elle les accompagne financièrement durant un semestre, le temps qu'ils se reconnectent...

10 - Septembre - 2025

Passation de service à la mairie de Dakar : L'appel d'Abass Fall pour...

La passation de service entre Ngoné Mbengue, maire intérimaire, et Abass Fall, nouveau maire de la Ville de Dakar, s’est tenue ce mercredi 10 septembre à la mairie de...

10 - Septembre - 2025

SANTE AU SENEGAL: UN DROIT BAFOUE, UNE URGENCE IGNOREE (PAR SOREU MALICK DIOP)

Dans nos hôpitaux, une scène tragiquement banale se répète chaque jour. Un malade arrive, parfois en urgence vitale, parfois simplement en détresse. Mais avant...