LDC: COMAN ET LE BAYERN MUNICH BRISENT LE RÊVE DES PARISIENS

23 - Août - 2020

Le Paris Saint-Germain s’est incliné face au Bayern Munich (0-1) en finale de la Ligue des champions, dimanche à Lisbonne. Kingsley Coman, formé au PSG, a été le bourreau de son ancien club. Les Allemands sont champions d’Europe pour la 6e fois.

Paris devra attendre avant de rêver plus grand. Sur la plus petite des marges, le Bayern Munich a disposé du PSG dimanche, à Lisbonne, lors de la finale de la Ligue des champions (1-0). Sixième sacre pour les Bavarois, de nouveau rois d’Europe. Et ce grâce à un but d’un joueur… formé au Paris Saint-Germain, Kingsley Coman.

Et à la fin, ce sont les Allemands qui gagnent…
S’ils mettaient dix bonnes minutes à rentrer dans leur finale, avec une grosse pression munichoise d’entrée et des pertes de balle dans les 30 derniers mètres, les Parisiens ne tardaient pas à mettre le nez à la fenêtre. Avec Mbappé d’abord (14e, 15e) et surtout Neymar, contrarié par un grand Neuer (18e). Des occasions, il y en avait toutefois des deux côtés dans cette première période rythmée et équilibrée, avec le poteau qui sauvait Navas (22e), Di Maria au-dessus (23e), Herrera de loin (29e) et Lewandowski sur Navas (31e) ! Incertain avant la rencontre, Boateng, lui, n’allait pas plus loin que la 25e. Süle à sa place. On se répondait du tac au tac, avec la possession pour le Bayern mais des Parisiens dans le ton et au moins aussi dangereux que leurs adversaires. Plus en fait, avec ce relais de Herrera pour Mbappé en retrait… et la frappe trop molle du champion du monde (45e). Occasion en or… Munich réclamait un penalty (45+1), mais non (0-0 à la pause).

Déjà tendue du fait du score, cette finale devait carrément électrique lorsque Gnabry envoyait Neymar au sol, avec Paredes pour venir faire la police (52e). Fébrile cette défense du Bayern, Süle averti à son tour (56e). Mais c'est celle du PSG qui cédait, centre de Kimmich, tête de Coman (59e). Parfait. Moment de flottement dans l’arrière-garde parisienne, le break tout proche (61e, 63e). Puis la réaction, la pression sur le but de Neuer (67e, 70e, 71e, 74e), mais toujours pas de but. Et le temps filait… Neymar avait du mal à faire des différences, Mbappé aussi. Choupo-Moting (80e), héros du quart, entrait à la place de Di Maria. Verratti (65e), Draxler (72e) et Kurzawa (80e) aussi. Mais cette fois, pas de miracle camerounais. Il a bien failli (90e)… Sans être spécialement dangereux, les Bavarois maîtrisaient sans s’affoler et filaient vers le sacre, leur sixième, le premier depuis 2013 (1-0). Comme il y a sept ans, ils signent le triplé : championnat, coupe, C1.
Coman, sans pitié
Cantonné au banc contre Chelsea, Barcelone et Lyon, Coman était envoyé au front d’entrée contre… son club formateur. Choix payant de Hansi Flick. Par ses dribbles déroutants sur le côté gauche, l’international tricolore de 24 ans a fait mal. Très mal. C’est surtout lui qui, parfaitement servi par Kimmich, permettait au Bayern d’ouvrir la marque. Au bon endroit au bon moment. Et sa tête n’était pas si simple à réaliser. Il était même tout proche de faire le break. Après 68 minutes, coach Flick le rappelait sur le banc, remplacé par Perisic. Cruel pour le PSG, qui a vu partir le Seine-et-Marnais à 18 ans pour la Juventus après seulement quatre apparitions en pro et qui doit désormais ranger ses rêves européens au placard à cause de lui…

Encore raté, mais…
Si près, si loin… Pour la première fois de son histoire, le PSG se hissait en finale de la Ligue des champions. Première… manquée. L’année des 50 ans du club et même 50 ans tout pile après son tout premier match officiel, le 23 août 1970 à Poitiers, en D2 (1-1), l’histoire aurait été belle. Elle restera inachevée. Avec quatre trophées dans la musette et cette accession en finale de C1, le bilan en 2019-20 est néanmoins très positif. Il va maintenant être question de trouver les clés pour aller plus loin, plus haut. C’est à Leonardo de jouer. Il s’agira notamment de compenser les départs d’Edinson Cavani, Thomas Meunier et Thiago Silva, en fin de contrat. Peut-être aussi de trouver un milieu de terrain de classe internationale, afin de permettre à Marquinhos de retrouver sa place en charnière centrale. Pour le reste, les joueurs de Thomas Tuchel retrouveront le quotidien de la Ligue 1 dès le 29 août, à Lens. Retour au Parc des Princes le 13 septembre, contre l’OM. Avec la certitude d’être sur la bonne voie, mais aussi un peu la gueule de bois.
Le Figaro

Commentaires
0 commentaire
Laisser un commentaire
Recopiez les lettres afficher ci-dessous : Image de Contrôle

Autres actualités

17 - Juin - 2026

Pape Thiaw, après la défaite contre la France : ''J'ai des regrets...''

Pape Thiaw a analysé la défaite d'entrée de son équipe face à l'équipe de France (1-3) en match comptant pour la première journée du groupe...

17 - Juin - 2026

« Une Coupe du monde se joue sur la durée, et ce groupe a les ressources pour rebondir » : Diomaye galvanise les Lions après la défaite face à la France

Défaite sur le terrain, mais pas dans les cœurs. Après l’entrée en lice des Lions contre la France, le président Bassirou Diomaye Faye a choisi les mots du...

17 - Juin - 2026

Après son doublé contre le Sénégal, Kylian Mbappé devient le meilleur buteur de l’histoire des Bleus

Mbappé entre un peu plus dans l’histoire des Bleus. Auteur d’un doublé lors de la victoire de la France face au Sénégal (3-1) en huitième de finale...

17 - Juin - 2026

MATCH SENEGAL-FRANCE : L’AMBASSADEUR BAYE MOCTAR DIOP EXPLORE LES VOIES DE LA DIPLOMATIE PAR LE SPORT

Quelque deux cents invités, Sénégalais et Français, ont assisté à la retransmission, sur écran géant, du match...

16 - Juin - 2026

Mondial 2026 : Sénégal-France, 24 ans après Séoul

Il y a 24 ans, un certain Papa Bouba Diop secouait le monde du football. Le 31 mai 2002, au Japon, le Sénégal, lors de sa toute première participation à une Coupe du...