LE FPDR «DENICHE» 1 MILLION DE CARTES A... L’ECOLE DE POLICE

27 - Avril - 2018

Le Front patriotique pour la défense de la République (Fpdr) qui regroupe le Pds et des partis de l’opposition est convaincu de la rétention de près d’un million de cartes d’électeurs par le pouvoir en place. Aussi a-t-il exigé hier, jeudi 26 avril 2018, conformément au Code électoral, l’accès immédiat d’une délégation de l’opposition à l’Ecole de police (lieu indexé) pour « tirer cette situation au clair ».

L’opposition sénégalaise continue de marquer au pas le pouvoir en place dans la distribution des cartes d’électeurs couplées à la carte nationale d’identité biométrique.

Dans un communiqué en date d’hier, jeudi, le Front patriotique pour la défense de la République (Fpdr) qui regroupe le Pds et certains de ses alliés a dénoncé le blocage de près d’un million de cartes à Dakar. « Il nous est revenu qu’un million de cartes d’électeurs sont actuellement bloquées dans les locaux de l’Ecole nationale de police. Ces cartes appartiennent, pour l’essentiel, aux jeunes qui se sont inscrits pour la première fois et que l’on appelle primo-inscrits dont beaucoup habitent Touba et Pikine Guédiawaye. Ceci est proprement inqualifiable au moment où le gouvernement annonce un taux de retrait apparemment fantaisiste supérieur à 90% ». Dans la foulée, le Fpdr notera que « C’est l’occasion de rappeler qu’en juillet dernier déjà, 2.800.000 électeurs n’ont pu voter soit parce que leurs cartes n’ont pas été produites, soit ne leur sont pas parvenus”.

Poursuivant sa diatribe contre le régime en place, l’opposition relèvera dans son communiqué: « Un scandale plus grave est en vue. En effet, les centaines de milliers de jeunes qui se sont rendus dans les commissariats de police pour se faire confectionner des cartes d’identité après la révision partielle de 2017 n’ont pas reçu ces cartes jusqu’à la fin du délai imparti pour la campagne de révision des listes électorales qui s’est achevée, il y a quelques jours ».

Toute chose qui a poussé le Pds et alliés à dire: « En somme, toutes les dispositions sont prises pour priver les millions de jeunes Sénégalais de leur droit de vote ». Raison suffisante pour déclarer dans la même mouvance que « Macky Sall et son ministre de l’Intérieur (Aly Ngouille Ndiaye-ndlr) ne sont absolument pas dans les dispositions d’organiser des élections dignes de ce nom ».

Attestant enfin que « les citoyens ont le droit de s’organiser pour accéder par tous les moyens à leurs cartes qui demeurent leur propriété légitime », le Fpdr a exigé, « conformément au Code électoral, l’accès immédiat d’une délégation de l’opposition à l’Ecole de police pour tirer cette situation au clair. Et cela, en présence de la Cena et de la société civile ».

Sud

Commentaires
0 commentaire
Laisser un commentaire
Recopiez les lettres afficher ci-dessous : Image de Contrôle

Autres actualités

15 - Octobre - 2025

FRANCE : LA LOURDE CHARGE DE LA CCR CONTRE LE POUVOIR

Depuis l’arrivée au pouvoir du Pastef, nous constatons un climat délétère marqué par une menace sur la cohésion nationale, une économie au...

13 - Octobre - 2025

Bilal Diatta : ''Mon seul défaut, je l’assume, c’est l’amour démesuré que j’ai pour Ousmane Sonko''

Dans un entretien accordé à L’Observateur, Mouhamed Bilal Diatta, maire de Keur Massar Sud et cadre du Pastef, est revenu sur les incidents survenus fin septembre lors du...

12 - Octobre - 2025

NOTE DU SENEGAL : LA DEGRADATION DE TROP (PAR IBRAHIMA THIAM)

La troisième dégradation de la note souveraine du Sénégal par Moody’s en moins d’un an n’est pas un simple avertissement. C’est un constat...

12 - Octobre - 2025

"Une véritable déculottée" : la popularité de Bruno Retailleau, Edouard Philippe, Gabriel Attal et Gérald Darmanin en chute, selon un sondage

La popularité des ténors de l'ex-socle commun est en forte baisse, selon un sondage Ipsos BVA-CESI publié par La Tribune dimanche(Nouvelle fenêtre), le 12 octobre. Le...

12 - Octobre - 2025

«Ça va très mal se terminer s’il ne part pas» : Jean-François Copé somme Emmanuel Macron de démissionner

S’il n’a pas dévié de sa ligne depuis près d’un an, le tumulte politique des derniers jours n’a fait que conforter son raisonnement. Deux jours...