Le Groupement Allié des Sénégalais de Normandie (Galsen) œuvre pour sa communauté et l’émergence du Sénégal
Le Galsen a été fondé en avril dernier. Rencontre avec le président havrais de cette jeune association, Ousmane Ba.
Dans quelles circonstances le Galsen a-t-il vu le jour ?
O.B : « Je suis de Grenoble, je suis arrivé ici il y a dix ans. Au Havre, j’ai beaucoup observé et j’ai vu les difficultés auxquelles les jeunes sont confrontés dans les quartiers. J’ai constaté que beaucoup de moyens étaient consacrés au sport, mais ce que j’ai surtout remarqué, c’est un décalage entre la ville haute et la ville basse, surtout dans le domaine culturel. J’ai croisé des jeunes Rouennais, nous nous sommes dit qu’il y avait une forte communauté sénégalaise en Normandie et nous avons fait un inventaire des Sénégalais restés en France après leurs études. Il y a cette culpabilisation sur ce qu’on appelle la fuite des cerveaux et nous, nous avons voulu faire quelque chose. Nous ne voulons pas faire de l’humanitaire, parce que c’est de l’assistance en fait. Nous voulons pousser les gens à s’en sortir par eux-mêmes. L’idée c’est : comment travailler ensemble pour des projets de développement au Sénégal. Ce qui nous intéresse, c’est d’y créer des emplois pour lutter contre la précarité. Il y a aussi les risques d’une migration des Sénégalais vers l’Europe : il y a des illusions. Ce qui nous intéresse également, c’est l’insertion de la population sénégalaise ici, en Normandie. »
Qui sont les membres du Galsen ?
O.B : « Nous avons actuellement 1 360 adhérents. Ils sont à Rouen, Elbeuf, Cléon et Évreux et les deux tiers sont des Havrais. Nous avons aussi une antenne à Dakar. »
Quelles sont vos activités ?
O.B : « Nous travaillons sur un projet de renouvellement du parc automobile au Sénégal. Un autre projet est consacré au Sénégal propre, au recyclage des déchets, un rapport est sorti. Par ailleurs, ici, en Normandie, nous sommes souvent des binationaux. Alors, nous nous sommes dit qu’il faudrait qu’on fasse découvrir le Sénégal aux enfants normands d’origine sénégalaise. Nous avons créé une commission afin de les emmener au Sénégal durant les vacances scolaires. Ils feront un circuit touristique et visiteront une école. Le premier aura lieu en avril prochain. Les familles vont participer financièrement et nous voudrions également trouver des partenaires. Nous sommes en train de travailler sur un agrément Jeunesse et Sport. De plus, nous avons aussi rencontré une association de Rouen qui travaille sur l’agro-écologie : c’est le refus de l’agriculture intensive. Ils sont déjà présents au Sénégal. »
Parlez-vous du 31 décembre...
O.B : « Nous organisons un dîner de gala pour permettre aux personnes seules de ne pas rester isolées précisément ce soir-là. Il y aura un défilé de mode, nous voulons amener du chic et du glamour ! »
Des souhaits pour la nouvelle année ?
O.B : « Que des personnes nous apportent leurs compétences dans le montage des projets, des personnes présentes dans les métiers de l’environnement et dans tout ce qui concerne le développement économique. »
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