LES TEMPS FORTS DE L’ENTRETIEN DE OUSMANE SONKO AVEC WALF

20 - Mai - 2023

Dans un entretien exclusif à Walf, Ousmane Sonko a réclamé, vendredi soir, des garanties sur sa sécurité personnelle pour être présent à son procès pour viols présumés, à trois jours d'une nouvelle audience à Dakar.
L'opposant sénégalais a un nouveau rendez-vous judicaire susceptible de causer de nouvelles tensions dans le pays, après un procès ouvert le 16 mai en son absence, puis renvoyé le même jour.
"Le jour où on me donnera des garanties, je viendrai à Dakar et mardi je serai au tribunal. Si toutes les conditions (de sécurité) sont remplies, je répondrai présent", a-t-il déclaré dans une interview dans la nuit de vendredi à samedi à la télévision.
À Dakar, les forces de l'ordre "m'ont fait subir des violences, des brutalités. Ma maison est barricadée et on a tenté de m'assassiner", a-t-il dénoncé en langue ouolof, accusant le pouvoir. "Je suis pourchassé partout. J'ai été blessé (lors d'une intervention des forces de l'ordre, NDLR). Mes militants reçoivent des bombes lacrymogènes ou sont arrêtés par centaines. L'institution judiciaire ne doit pas être le bras armé de l'exécutif pour éliminer un candidat à la présidentielle (de 2024)".
Se prononçant sur les risques d’inégalité qu’il encoure, Ousmane Sonko répondra : « Ce n’est pas une parodie de justice qui va décider de mon éligibilité à la présidentielle de février 2024. » Le leader de Pastef a tenu à préciser lors de cet entretien qu’il n’est pas un « fugitif », est revenu sur sa condamnation en appel dans l’affaire de diffamation l’opposant à Mame Mbaye Niang.
« Ma candidature j’en fais l’affaire des Sénégalais. C’est au peuple de décider qui va participer ou pas aux élections. Si le peuple décide de laisser Macky Sall choisir ceux qui vont participer aux élections, je m’en remettrai à volonté divine », souligne Ousmane Sonko.
Revenant sur la visite de Idrissa Seck à son domicile durant le mois de ramadan, Ousmane Sonko souligne que l’ancien maire de Thiés, qui multiplie les attaques sur sa personne, a tout fait pour le rencontrer par le biais d’un de ses amis, sans succès.
« Un ami avec qui j’ai tout partagé m’a appelé pour me dire que Idrissa lui a chargé de me dire qu’il voulait me rencontrer. Je lui ai répondu que je n’avais rien à lui dire. Il a beaucoup insisté en me montrant des messages de Idrissa Seck, mais j’ai refusé », indique Sonko.
Qui poursuit : « Alors le 27 mars avant l’aube alors que je prenais le repas avant le jeûne, mon épouse est venu me dire que le garde lui a dit que Idrissa Seck était devant la porte et qu’il voulait me voir. J’ai dit à mon garde du corps de lui dire que je ne recevais pas. Mais par la suite, j’ai été rattrapé par un remord et j’ai demandé à ce qu’on le fasse entrer ».
LS

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