Mairie de Dakar : Barthélémy Dias crache ses vérités et met l’opposition en garde

25 - Août - 2025

Face à la presse ce dimanche soir, l’ancien maire de Dakar, Barthélémy Dias, a vivement dénoncé ce qu’il qualifie de « forfaiture » et d’« injustice » dont seraient victimes les Dakarois. Selon lui, le préfet de Dakar, en convoquant une session extraordinaire demain, pour remplacer le maire élu démocratiquement, agit en violation de la loi.

« Le préfet reçoit des instructions d’un ministre. Je ne remets pas en cause sa personne, mais il exécute une décision illégale », a-t-il affirmé. Il a rappelé que le Code général des collectivités territoriales précise dans son article 137, alinéa 2, que les maires et les présidents de conseils départementaux doivent être installés lors de sessions ordinaires. « Ici, la loi est bafouée », a-t-il dénoncé.

Barthélémy Dias a annoncé avoir saisi la Cour suprême pour demander la suspension de l’exécution de la décision n°3925/F/D/DK/AP du 11 décembre 2024, relative à la démission d’un conseiller municipal. « Je suis élu par le peuple dakarois et je n’accepterai pas que certains trahissent sa volonté. Je me battrai devant la justice jusqu’au bout », a-t-il martelé.

Il a également évoqué les tentatives de médiation en cours, menées par des « bonnes volontés, des sages et des aînés » pour trouver un consensus autour d’un candidat à la mairie. « Je n’ai pas le droit de marchander le vote des Dakarois. Ils m’ont choisi en toute légalité », a-t-il insisté.

S’en remettant pleinement à la justice, il a poursuivi, « dieu m’a donné raison et la Cour suprême arbitrera demain, cette injustice et réparera cette illégalité. Nous avons pleinement confiance en cette institution ». Barthelemy Dias a égelament averti que tout membre de l’opposition qui participe à la session extraordinaire peut considerer avoir « trahi le peuple de Dakar », ajoutant que ce sera inédit dans un pays qui se prétend démocratique.

Enfin, il a interpellé le maire intérimaire pour qu’elle fasse preuve de « retenue et de responsabilité » et qu’elle ne s’associe pas à ce qu’il qualifie de forfaiture, afin d’éviter des tensions inutiles. « Demain, tout sera clair et chacun devra rendre compte », a-t-il conclu, affirmant que seule la Cour suprême est habilitée à trancher cette affaire, qualifiant les autres acteurs de « conspirateurs ».

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