OUsmane Sonko alerte : « Le Sénégal souffre d’un problème d’autorité »

11 - Juillet - 2025

Le Premier ministre Ousmane Sonko a profité de l’installation du Conseil national de Pastef pour lancer un avertissement clair : le Sénégal fait face à un profond « problème d’autorité » au sommet de l’État. Devant les cadres de son parti, il a dénoncé les obstacles entravant l’action gouvernementale et appelé à une clarification des responsabilités, en réclamant : « Qu’on me laisse gouverner ! »

Lors de l’installation du Conseil national de Pastef, le Premier ministre Ousmane Sonko a pointé du doigt un « problème d’autorité » au sein de l’appareil étatique sénégalais, un mal qu’il juge profond et préoccupant. Face aux cadres de son parti, il a déclaré :

« Le Sénégal ne traverse pas une crise politique classique. Ce dont souffre le pays, c’est d’un problème d’autorité. Si nous continuons ainsi, nous ne tiendrons même pas un mandat. »

Dans un discours incisif, Sonko a dénoncé les dysfonctionnements au sommet de l’État, tout en réaffirmant la ligne combative de Pastef :

« Je suis le mieux placé pour dire quelle a été la ligne du parti. Ce qui se passe actuellement est inadmissible. »

Il a indiqué avoir rencontré le président Bassirou Diomaye Faye pour évoquer ces tensions :

« Je suis allé le voir, car il a le pouvoir de mettre fin à cette situation, s’il le souhaite. La vraie question est : pourquoi n’a-t-il pas encore agi ? Si j’étais à sa place, les choses ne se passeraient pas ainsi. »

Réagissant aux tentatives de division entre lui et le chef de l’État, Sonko a précisé :

« Ceux qui veulent me faire passer pour le méchant et lui pour le bon se trompent. Diomaye est mon frère, mon ami. Je ne convoite pas sa place. »

Manifestant son agacement face aux entraves à son action gouvernementale, il a lancé : « Qu’on me laisse gouverner ! Les choses changeront, car je ne supporte pas l’injustice. »

Ce message ferme, perçu comme un ultimatum, vise clairement ceux qui, dans l’appareil d’État ou en dehors, entraveraient son autorité.

Enfin, Sonko a appelé à une réforme en profondeur de la gouvernance interne de Pastef :

« Le parti doit fonctionner normalement, avec ses instances régulières. Le président et les responsables doivent discuter des grandes décisions. Le parti doit être informé de l’essentiel des actions de l’État, car nous sommes désormais au pouvoir. »

Commentaires
0 commentaire
Laisser un commentaire
Recopiez les lettres afficher ci-dessous : Image de Contrôle

Autres actualités

04 - Août - 2026

PASTEF FRANCE : LA STRATÉGIE SUICIDAIRE D’ALIOUNE SALL

La sanction est tombée tel un couperet. En juillet dernier, le Bureau exécutif de Pastef France a exclu « temporairement » six responsables de tous les canaux de...

03 - Août - 2026

Proposition d'un mandat présidentiel de 7 ans, Arona ouvre un nouveau front de polémique

Après avoir proposé de porter la durée du mandat du président de la République de cinq à sept ans, une idée largement critiquée par...

01 - Août - 2026

CHEIKH TIDIANE GADIO ET L'AMBASSADEUR DE MAURITANIE : UN MALENTENDU ENTRE L'HISTOIRE ET LE DROIT INTERNATIONAL (PAR CHEIKH SIDIYA DIOP)

Quand l'histoire rencontre le droit international mieux vaut comprendre le débat entre Cheikh Tidiane Gadio et l'ambassadeur de Mauritanie au Sénégal Mohamed Abdallahi Ould...

31 - Juillet - 2026

ONU : Macky Sall se classe 5ᵉ après le premier vote indicatif du Conseil de sécurité de ce jeudi 30 juillet

L'ancien président sénégalais Macky Sall a recueilli 6 votes « d'encouragement », 7 votes de « découragement » et 2 avis neutres lors du premier...

30 - Juillet - 2026

En visite à Bamako, Bassirou Diomaye Faye reconnait que les tensions entre les pays de l'AES et la CEDEAO ont fragilisé la sécurité dans la sous-région

Dix jours après son élection à la présidence de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), le président...