PARRAINAGE: VOICI LE COMMUNIQUE DU F24

29 - Septembre - 2023

Ce vendredi 29 septembre 2023, le gouvernement du Sénégal a convoqué les mandataires des candidats déclarés à l‘élection présidentielle de 2024 pour le retrait des fiches de collecte des parrainages enclenchant ainsi le processus d’application d’une législation antidémocratique.
En effet, le système de parrainage adopté le 19 avril 2018 par l’assemblée nationale a été jugé illégal par la cour de la CEDEAO le 28 avril 2018 qui avait ordonné sa suppression dans un délai de six mois.
Faut-il rappeler que cette loi d’éviction, arbitraire et discriminatoire a créé une véritable hécatombe dans les rangs des vingt-sept (27) candidats à l’élection présidentielle de 2019 dont certains ne parviennent pas encore à comprendre les raisons de leur inéligibilité.
En raison du fait que les traités ou accords régulièrement ratifiés ou approuvés ont, dès leur publication, une autorité supérieure à celle des lois nationales, l’arrêt de la Cour de Justice de la CEDEAO revêt un titre exécutoire, définitif et inattaquable en droit.
En refusant de retirer cette loi, préjudiciant les droits civils et politiques des sénégalais, instituant entre les acteurs une rupture d’égalité et violant le secret de vote, le gouvernement se met délibérément hors la loi ; En exigeant la « lettre de désignation dûment signée par le candidat à la candidature » le gouvernement montre sa volonté de se substituer au conseil constitutionnel pour éliminer en amont des candidatures ;
Comment comprendre que le gouvernement qui refuse de se soumettre aux décisions de la cour de la CEDEAO soit cependant prompt à répondre favorablement à la demande de cette institution pour une aventure guerrière au Niger où de jeunes africains seront appelés s’entretuer pour des intérêts étrangers aux populations africaines ?
Constatant la propension du gouvernement sénégalais à violer les lois nationales et supra nationales, l’USL et F24 ont respectivement adressé à la Commission de la CEDEAO et à sa Présidence des correspondances de dénonciation et de demande de sanctions contre les dirigeants de la République du Sénégal pour manquements aux obligations communautaires : violation grave des droits humains et maintien d’une législation antidémocratique.
En attendant la réaction des instances de la CEDEAO, il convient de prendre les dispositions au plan national afin que le parrainage ne demeure une nébuleuse faisant planer une incertitude totale sur la participation de nombreux candidats. Il importe à ce titre que le logiciel et le fichier, qui constituent la matrice du système de parrainage, cessent d’être une arme létale entre les mains du gouvernement qui s’octroie le pouvoir ultime de sélectionner selon son bon vouloir les admissibles à la conquête du pouvoir.
Pour ce faire, les acteurs engagés pour le triomphe de la charte de F24 et tous les citoyens épris de paix et de justice doivent se mobiliser pour réclamer :
1- La mise à disposition du fichier électoral à tous les candidats dans un délai permettant un contrôle fiable des parrainages

2- Un dispositif consensuel permettant une maitrise et un contrôle du logiciel par l’ensemble des informaticiens délégués par les candidats.
3- Une élection présidentielle inclusive et sincère, transparente et apaisée en 2024
S’il n’est pas trop tard pour bien faire, il revient aux citoyens de veiller à ce que leurs droits soient respectés et que leurs acquis démocratiques soient préservés conformément aux dispositions constitutionnelles
La Paix avant tout ! La Paix au-dessus de tout ! La Paix adossée à la vérité et à la justice !
Le comité exécutif

Commentaires
0 commentaire
Laisser un commentaire
Recopiez les lettres afficher ci-dessous : Image de Contrôle

Autres actualités

04 - Août - 2026

PASTEF FRANCE : LA STRATÉGIE SUICIDAIRE D’ALIOUNE SALL

La sanction est tombée tel un couperet. En juillet dernier, le Bureau exécutif de Pastef France a exclu « temporairement » six responsables de tous les canaux de...

03 - Août - 2026

Proposition d'un mandat présidentiel de 7 ans, Arona ouvre un nouveau front de polémique

Après avoir proposé de porter la durée du mandat du président de la République de cinq à sept ans, une idée largement critiquée par...

01 - Août - 2026

CHEIKH TIDIANE GADIO ET L'AMBASSADEUR DE MAURITANIE : UN MALENTENDU ENTRE L'HISTOIRE ET LE DROIT INTERNATIONAL (PAR CHEIKH SIDIYA DIOP)

Quand l'histoire rencontre le droit international mieux vaut comprendre le débat entre Cheikh Tidiane Gadio et l'ambassadeur de Mauritanie au Sénégal Mohamed Abdallahi Ould...

31 - Juillet - 2026

ONU : Macky Sall se classe 5ᵉ après le premier vote indicatif du Conseil de sécurité de ce jeudi 30 juillet

L'ancien président sénégalais Macky Sall a recueilli 6 votes « d'encouragement », 7 votes de « découragement » et 2 avis neutres lors du premier...

30 - Juillet - 2026

En visite à Bamako, Bassirou Diomaye Faye reconnait que les tensions entre les pays de l'AES et la CEDEAO ont fragilisé la sécurité dans la sous-région

Dix jours après son élection à la présidence de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), le président...