Pastef : Ousmane Sonko rappelle les ambitions du début

01 - Juin - 2026

À la veille de son premier congrès ordinaire prévu le 6 juin 2026, PASTEF-LES PATRIOTES entend franchir une nouvelle étape de son évolution politique, passant d’un mouvement de contestation et de rupture à une organisation structurée appelée à gouverner durablement.

Le président du parti rappelle que les années de mobilisation politique, de 2021 à 2024, ont profondément transformé le paysage politique sénégalais, marquant une phase d’intense confrontation mais aussi de maturation citoyenne.

« Entre 2021 et 2024, le Sénégal a traversé l’une des périodes les plus intenses de son histoire récente. Les mobilisations populaires qui ont traversé l’ensemble du territoire ont exprimé bien davantage qu’une contestation politique. Elles ont révélé une aspiration profonde à un changement de cap », a-t-il affirmé.

Selon lui, la victoire électorale de 2024 ne constitue pas une fin en soi, mais le début d’une responsabilité historique majeure.

« La victoire de 2024 n’a donc pas été une alternance ordinaire. Elle a constitué l’aboutissement démocratique d’un long processus de maturation politique et populaire », a-t-il souligné.

Dans cette dynamique, le congrès de 2026 est présenté comme un moment charnière destiné à structurer la doctrine, renforcer l’organisation interne et clarifier les rapports entre le parti et l’État.

« Ce congrès ne sera pas une simple formalité statutaire. Il devra marquer le passage d’un mouvement de rupture, devenu force électorale victorieuse, à un parti pleinement organisé pour conduire la transformation historique du Sénégal », a-t-il expliqué.

Le projet politique défendu repose désormais sur une transformation globale du pays, au-delà de la seule conquête du pouvoir.

« Notre ambition n’est pas de gérer plus efficacement l’ordre existant. Elle est de transformer les structures qui entretiennent la dépendance et empêchent le Sénégal de mobiliser pleinement son potentiel », a-t-il insisté.

Cette transformation, selon lui, devra être à la fois économique, institutionnelle, sociale et culturelle, impliquant l’ensemble des forces vives de la nation ainsi qu’une articulation renforcée avec l’échelle africaine.

« Le PASTEF n’est pas né d’une ambition de pouvoir. Il est né d’une ambition de transformation », a-t-il fait savoir.

Commentaires
0 commentaire
Laisser un commentaire
Recopiez les lettres afficher ci-dessous : Image de Contrôle

Autres actualités

01 - Juillet - 2026

LES BATISSEURS DU DESORDRE REPUBLICAIN (PAR IBRAHIMA THIAM)

Au Sénégal, la politique possède ce talent singulier de transformer chaque réforme en une véritable scène de théâtre national. Le dernier...

01 - Juillet - 2026

Clôture de la session unique 2025-2026 : Ousmane Sonko appelle les députés à dépasser les querelles partisanes

Après plusieurs mois de travaux parfois intenses, souvent houleux et marqués par de vifs affrontements entre majorité et opposition, l'Assemblée nationale a...

01 - Juillet - 2026

Guinée-Bissau: polémique après l'annonce par la Cédéao d'une révision constitutionnelle

La médiation de la Cédéao est à nouveau critiquée à Bissau, sept mois après la prise de pouvoir des militaires et l'annulation du processus...

01 - Juillet - 2026

Révision de la Constitution : le PDS approuve la décision de Diomaye d'organiser un référendum et appelle les Sénégalais à voter « NON »

Le Parti démocratique sénégalais (PDS) a réagi à la décision du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, de soumettre à...

30 - Juin - 2026

Le rappel d'Ousmane Sonko à Diomaye: « Ces textes ne sont pas tombés du ciel, ils sont le fruit de plus de dix ans de travail »

Le président de l'Assemblée nationale, Ousmane Sonko, est revenu en détail sur l'origine et l'élaboration de la réforme constitutionnelle adoptée par les...