PRESIDENTIELLE 2024: LE SENS D'UNE AMNISTIE

29 - Septembre - 2022

Réalisme du président Macky Sall ? Conscient qu’il n’a plus la majorité absolue à l’Assemblée nationale pour dérouler librement, Macky Sall a décidé de s’approprier la politique du « diviser pour mieux régner ». C’est le sens de sa volonté exprimée hier, en conseil des ministres, d’amnistier Khalifa Sall et Karim Wade, lesquels avaient été exclus de la présidentielle de 2019 pour de condamnation controversée.
En leur permettant de prendre part à la présidentielle de 2024, Macky Sall, manifestement, cherche à créer une rivalité entre les trois principaux leaders de l’inter-coalition YAW/WALLU. Il s’agit de Karim Wade, Khalifa Sall et Ousmane Sonko. La finalité est que le bal des égo qui pourrait s’en suivre permette au président Sall de freiner l’ascension fulgurante du leader de Pastef. Et éventuellement, d’envisager une réélection dès le premier tour, si sa candidature à la présidentielle de 2024 franchit les nombreux obstacles qui vont certainement se dresser sur sa route.
Il y a aussi l’envers du calcul politique du président de la République. Car Ousmane Sonko pourrait être le principal bénéficiaire de l’amnistie de Karim Wade et Khalifa Sall. En effet, bon nombre de Sénégalais pourraient se laisser convaincre que c’est le rapport de force que le leader de Pastef a imposé au chef de l’Etat qui l’a contraint d’ouvrir les portes de la présidentielle de 2024 à Khalifa et Karim. Cette éventuelle perception des électeurs pourrait élargir sa base affective et placer en bonne place pour succéder à Macky Sall.
Faut-il aussi rappeler que la charte de YAW a prévu les candidatures plurielles à la prochaine présidentielle. On voit mal comment Khalifa Sall pourrait refuser de soutenir Ousmane Sonko si celui-ci était qualifié au second tour.
CSS

 

Commentaires
0 commentaire
Laisser un commentaire
Recopiez les lettres afficher ci-dessous : Image de Contrôle

Autres actualités

31 - Juillet - 2025

Lutte contre la corruption : Le gouvernement muscle son arsenal

Le gouvernement sénégalais vient de franchir une étape importante dans sa volonté affichée de lutter contre la corruption, la fraude et l’enrichissement...

29 - Juillet - 2025

DE QUOI OUSMANE SONKO EST-IL DE NOM ? (PAR CHEIKH AHMED TIDIANE SALL)

De toute l’histoire politique de notre jeune nation, on n’a jamais connu un premier ministre aussi incohérent et loufoque. C’est à croire que toutes ces expressions...

28 - Juillet - 2025

Les étudiants patriotes de l'Ucad boycottent Ngagne Demba Touré et interpellent Sonko

En tant que président de la Jeunesse patriotique du Sénégal (JPS), Ngagne Demba Touré doit présider une rencontre à l’UCAD, ce lundi 28 juillet....

28 - Juillet - 2025

Coup d’arrêt à une dérive institutionnelle (Par Soreu Malick)

Dans une démocratie digne de ce nom, la séparation des pouvoirs n’est pas un slogan : c’est un pilier. L’exécutif gouverne, le législatif fait la loi,...

28 - Juillet - 2025

PASTEF, LE CHANGEMENT... EN PIRE : L’ALTERNATIVE N’EST PLUS UNE OPTION, ELLE EST UNE URGENCE

Depuis plusieurs semaines, les Sénégalais assistent, incrédules, à un spectacle affligeant : une guerre ouverte, presque théâtrale, entre deux institutions...