Présidentielle : À Lille, Hamon se lance dans réquisitoire anti-FN

30 - Mars - 2017

Dure journée pour Benoît Hamon. Mercredi matin, Manuel Valls a officialisé son vote en faveur de Macron. Les sondages le donnent maintenant derrière Jean-Luc Mélenchon... Alors le candidat investi par le PS a enfilé les gants sur les terres de Martine Aubry. Hamon a livré mercredi à Lille un virulent réquisitoire contre Marine Le Pen et le Front national, une "mafia" qui à "chaque problème ne cherche pas une solution mais un coupable".

Devant plus de 3 000 personnes, Hamon s'est inquiété du "doute" qui saisit "la région" des Hauts-de-France et "qui a un nom, les Le Pen". "Le Front national colonise la société française, nous abreuve de questions répétitives, obsesssionnelles. Il transforme une inquiétude légitime, prend cette colère, l'oriente, la transforme en haine de l'autre, en rejet de ce qui est différent", a prévenu le candidat socialiste en préambule de sa diatribe.
"Austérité mortifère"

Que ce soit en matière de chômage, de "l'austérité mortifère" pratiquée en Europe, du terrorisme, "pour chaque problème, il (le FN) ne cherche pas une solution mais un coupable", s'est indigné M. Hamon. Selon lui, le Front national "aspire l'indignation des travailleurs, les monte les uns contre les autres, Français contre étrangers, salariés contre chômeurs, travailleurs pauvres contre bénéficiaires des minimas sociaux et tous contre les musulmans".

L'ancien ministre de l'Education s'en est aussi pris violemment à Marine Le Pen, "une grande bourgeoise qui se prétend femme du peuple" et dont les principes, en matière "de laïcité ou sur les femmes" sont "toujours rétrogrades et réactionnaires". "Elle a hérité de son père des idées, des réseaux et des méthodes", a-t-il poursuivi.
"Une France muselée"

"Cette candidate je l'appellerai Madame Le Pen car elle est l'héritière totale de son père", a estimé Hamon, en refusant de la nommer par son prénom. "Je l'appellerai Mme Le Pen car je ne ne veux pas tomber dans le piège de son imposture", évoquant successivement "l'imposture démocratique", "historique" et "sociale" incarnée, selon lui, par la candidate du FN.

"Comment appelle-t-on un parti dont la dirigeante mise en examen se joue de la justice, et refuse de se présenter devant elle ? Comment appelle-t-on un groupe dont la colonne vertébrale est une dynastie familiale entourée d'hommes sans scrupule", a-t-il encore demandé. "Dans d'autres pays, on appelle ça la mafia ! En France, on appelle ça le Front national", a-t-il raillé, affirmant que Le Pen préparait "une France aux ordres, une France au garde-à-vous, une France muselée". "Le Pen cherche des boucs émissaires, moi je propose des solutions aux Français", a encore assuré Hamon.

AFP

Commentaires
0 commentaire
Laisser un commentaire
Recopiez les lettres afficher ci-dessous : Image de Contrôle

Autres actualités

08 - Janvier - 2025

LETTRE OUVERTE A MONSIEUR EMMANUEL MACRON (PAR BIRAHIM CAMARA)

Président de la République Française. Monsieur le Président, Depuis le début de votre second mandat, vous faites, en ce qui concerne l'Afrique francophone,...

08 - Janvier - 2025

COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU 8 JANVIER

Le Chef de l’Etat, Son Excellence, Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE a présidé, ce mercredi 08 janvier 2025, la réunion hebdomadaire du Conseil des Ministres, au...

07 - Janvier - 2025

La réponse salée de Sonko à Macron : « La France n’a ni légitimité ni capacité pour assurer la souveraineté de l’Afrique »

Le Premier ministre Ousmane SONKO a fermement contesté les récentes affirmations du Président français Emmanuel Macron concernant le départ des bases militaires...

07 - Janvier - 2025

Ayib Daffé apporte son soutien à Diomaye Faye

En marge de la cérémonie de présentation des vœux du Président de l’Assemblée, El Malick Ndiaye, au personnel de l’institution parlementaire,...

07 - Janvier - 2025

L'opposant guinéen Aliou Bah condamné à deux ans de prison ferme pour offense au chef de l'Etat, Mamady Doumbouya est en train de ramener la Guinée aux années noires de la dictature de Sékou Touré

Le verdict vient de tomber ce mardi, 7 janvier 2025, au tribunal de première instance de Kaloum. L’opposant Aliou Bah a été déclaré coupable...