Regain de violence en Casamance: Le chef du village de Dombondir et un de ses neveux tués par des hommes non identifiés
La violence a fait de nouvelles victimes encore en Casamance. Abdoulaye Sagna, le chef de village de Dombondir et un neveu du nom de Sény Sagna ont été tués par des hommes, armés de machettes non identifiés, ce lundi vers 13 heures, près de leur village, situé à près de 100 kilomètres au nord-ouest de Ziguinchor, à quelques encablures de la frontière gambienne. L’information a été donnée par sources militaires qui annoncent que la bande des assaillants voulait s’emparer d’un troupeau de vaches, convoyé par ce chef de village qui en était le propriétaire, ce dont auquel il s’est opposé farouchement. Et suite à son refus, les assaillants l’ont tué à l’aide de leurs machettes, renseignent ces mêmes sources qui signalent que c’est au moment de leur retraite qu’ils ont croisé sur leur chemin le neveu du chef qui venait aussi vers le troupeau qu’ils tueront sur le coup. Les deux corps ont été déposés à l’hôpital régional de Ziguinchor.
Alertée par les populations, la gendarmerie sénégalaise de la brigade de Diouloulou, localité située à une quinzaine de kilomètres de la frontière gambienne, s’est aussitôt rendue sur les lieux de l’attaque et c’est elle qui a récupéré les corps pour les remettre aux sapeurs pompiers qui les ont transférés à l’hôpital régional de Ziguinchor.
Alphousseyny Sagna, le fils du chef tué qui se confiait à la presse à l’hôpital régional de Ziguinchor souligne que les populations de sa contrée, infestée de bandes armées vivent dans l’insécurité totale. Il a lancé un appel à l’endroit du gouvernement pour demander un renforcement des mesures de sécurité dans cette zone.
‘’Nous vivons dans une insécurité totale dans notre zone où il y a beaucoup de bandes armées. Nous demandons le gouvernement d’y renforcer la sécurité pour permettre aux populations de vaquer tranquillement’’, a-t-il lancé.
L’armée sénégalaise a bouclé la zone pour y ramener la sécurité, dés l’annonce de la nouvelle, mais pour l’instant aucune trace des assaillants qui se sont fondus dans la nature.
Difficile, pour le moment, de dire que les assaillants sont des combattants du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (Mfdc) qui comptent beaucoup de bases dans cette zone frontalière avec la Gambie.
A noter que les incidents de ce genre se sont multipliés en Casamance ces derniers jours où régnait une accalmie depuis plusieurs années. Celui-ci est le quatrième du genre en l’espace de deux se-maines.
Mamadou Alpha Diallo (infos15.com)