Sénégal: identifier les abonnés mobiles pour lutter contre le terrorisme

Les Sénégalais et les étrangers résidant au Sénégal ont jusqu’au 10 novembre pour faire identifier leur carte SIM, une mesure prise par l’Etat pour des raisons de sécurité et de lutte contre le terrorisme. Toutes les cartes SIM attribuées à des abonnés non identifiés seront résiliées dès le 11 novembre.

Les abonnés n’ont plus que deux semaines pour présenter la preuve de leur identité et éviter ainsi une suspension de ligne. En voulant associer systématiquement un numéro de téléphone au nom de son propriétaire, l’Etat sénégalais veut renforcer la sécurité dans le pays.

« Dans la mesure où le terrorisme se passe un peu partout, notamment au nord du Mali, il faut que les gens soient identifiés : qui fait quoi et qui est qui ? C’est important », admet Alou Djabi, un Malien installé au Sénégal.
De son côté, Moussa vient de réussir à se faire identifier en agence. Pour ce Sénégalais dont l’identification via SMS a échoué à deux reprises, la sécurité est primordiale. Ainsi, l’Etat doit aussi assurer la protection des données personnelles. « Il faut que ce ne soit pas mis à disposition de n’importe quelle compagnie privée qui pourrait les utiliser et envoyer des messages à tout bout de champ pour proposer des produits dont personne n’a besoin », explique-t-il.

Plus de difficultés pour les étrangers

Les abonnés étrangers qui vivent au Sénégal doivent obligatoirement se rendre en boutique et présenter leur passeport. Si Yacouba est d’accord avec la volonté de l’Etat sénégalais d’accentuer les contrôles, le jeune homme originaire du Burkina Faso se retrouve actuellement sans ligne téléphonique. Et pour cause : son passeport a expiré. « Malheureusement le système me semble un peu caduc. Plus de quatre ans que je suis à Dakar et aujourd’hui, on me fait savoir que je ne pourrais pas m’identifier parce que mon passeport à expiré. Je suis en train de le renouveler. »

A 15 jours de l’échéance, les abonnés sont de plus en plus nombreux à s’être identifiés, mais pour les habitants dont les papiers ne sont pas à jour, arriver à garder sa ligne active risque d’être particulièrement compliqué.

RFI

Commentaires
0 commentaire
Laisser un commentaire
Recopiez les lettres afficher ci-dessous : Image de Contrôle

Autres actualités

11 - Mai - 2026

Miracle à la Cité Bissap de Grand-Yoff : un bébé dont la maman voulait s'en débarrassait, extrait des tuyaux d’évacuation des toilettes par les sapeurs pompiers

Un nouveau-né de sexe féminin a été sauvé de justesse d’une mort atroce, samedi dernier, peu après 00 heure, à la «Cité...

11 - Mai - 2026

​Santhiaba-Manjaque : Un forum intercommunautaire pour la paix et le développement prévu début juin

La commune de Santhiaba-Manjaque, située dans l’arrondissement de Kabrousse (sud), prévoit d’organiser le 6 juin prochain un forum intercommunautaire axé sur la...

11 - Mai - 2026

"Continuer Fanon" : Le manifeste de rupture d'Ousmane Sonko disponible en librairie

La toute nouvelle maison d'édition du Musée des Civilisations Noires, baptisée « Déberlinisation Lab », a officiellement lancé l'ouvrage d'Ousmane...

11 - Mai - 2026

Drame à Tambacounda : Un adjudant de la gendarmerie met fin à ses jours

La Gendarmerie nationale est en deuil après le décès d'un sous-officier supérieur en activité. L'adjudant M. Ndiath, chef du service administratif et technique...

09 - Mai - 2026

Hantavirus : "Ce n'est pas un nouveau Covid", assure le patron de l'OMS

Il ne dévie pas de son message rassurant. A son arrivée en Espagne, samedi 9 mai, le patron de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a adressé une lettre ouverte...