SONKORISATION ! LA CHRONIQUE DE KACCOR SUR L’AMBIANCE AU STADE ABDOULAYE WADE LORS DE SÉNÉGAL-ALGÉRIE

13 - Septembre - 2023

Bon allez, il faut bien qu’on « s’enjaille » joyeusement. Se départir pour une fois des mines d’enterrement. Y a certes de quoi nous ôter le sourire avec tous ces évènements fâcheux qui jalonnent la vie de notre nation mais enfin il ne faut pas toujours être grognon et vivre dans la mélancolie. Un peu d’ambiance, messieurs et dames !!! Surtout que la vie est rythmée de joie et de peines.

Dans ce charmant pays que des jeunes gens fuient par centaines, il y a pourtant bien des raisons de rester et croire en des jours meilleurs en dépit de la morosité ambiante. Tout de même, reconnaissons que ce pays qui marche sur la tête depuis quelques années, on nous l’a bien changé. Il fut une belle époque où les vacances étaient agrémentées de délirantes chansons accompagnées de coquines chorégraphies.

Vous vous souvenez de la chanson « Bine-Bine » de Coumba Gawlo Seck ou du fameux cri jouissif « Wuy Yaay Yooy » de Vivianne Chidid ? C’était au bon vieux temps des tubes de l’été où les nuits dakaroises et les soirées dites sénégalaises étaient interdites aux âmes sensibles. Des soirées où des coquines soulevaient le bas pour tout montrer. Vous voulez un dessin ? Bien entendu, les gardiens de nos bonnes mœurs du genre Jamra avaient d’autres su- jets beaucoup plus sérieux et lucratifs que de s’occuper de nos canailleries en regardant par le trou des serrures.

La preuve de cette morosité lascive, ces pudibonds de Jamra ne se scandalisent plus des écarts des meufs car n’ayant plus rien à se rincer les yeux. Ils doivent bien s’ennuyer, les pauvres voyeurs. A défaut donc de tube de l’été, le temps est à la « Sonkorisation ».

Une bande de joyeux drilles entonnant un couplet dédié au leader de l’opposition sénégalaise dans tous les stades et sur tous les terrains de foot du pays. Un phénomène qui s’est amplifié jusqu’à indisposer l’autorité qui ne veut point entendre cet hymne du cœur. Après les interdictions de compétitions décrétées par les inamovibles dirigeants du national Pop et celui d’un préfet zélé qui s’est opposé à la tenue d’un tournoi parce que le parrain en était Oscar Sierra, hier, le stade du Père Wade a vibré au rythme de ce tube de l’été.

De quoi donner des insomnies au pouvoir qui pourrait bientôt sortir un décret interdisant carrément cette chanson subversive. Avec instructions données au procureur de la République de faire respecter cette interdiction par les policiers et les gendarmes qui s’ennuient depuis que les manifestants de Pastef les ont feintés !

KACCOR, Le Témoin

Commentaires
0 commentaire
Laisser un commentaire
Recopiez les lettres afficher ci-dessous : Image de Contrôle

Autres actualités

25 - Mai - 2026

Thierno Alassane Sall accuse PASTEF de vouloir provoquer une crise institutionnelle

L’ancien ministre Thierno Alassane Sall a réagi à la situation politique en cours en accusant PASTEF de chercher à provoquer une crise institutionnelle majeure. Selon...

25 - Mai - 2026

Guy Marius Sagna appelle le camp souverainiste à se tenir prêt face aux tensions politiques

Dans une publication diffusée sur ses réseaux, Guy Marius Sagna a lancé un appel aux membres du camp souverainiste africain au Sénégal à se tenir...

25 - Mai - 2026

Diomaye a reconnu avec insistance que Sonko avait suspendu son mandat parlementaire, tout en affirmant qu’il était toujours en cours

En marge de l’interview accordée à la presse nationale le 2 mai dernier, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, est revenu sur sa relation avec le...

25 - Mai - 2026

Nouveau Premier ministre de Diomaye : Les noms qui circulent

Les conjectures vont bon train depuis le limogeage d’Ousmane Sonko. À Dakar, les cercles politiques et les observateurs s'interrogent activement sur l'identité de celui qui...

25 - Mai - 2026

DÉMISSION OU SUSPENSION : CE QUE DIT LE DROIT (PAR ME DEMBA CIRE BATHILY)

Depuis l’annonce, vendredi 22 mai, de la fin des fonctions de Premier ministre de M. Ousmane SONKO, une vive controverse traverse l’opinion. D’un côté, ceux qui...