Succession de Guterres au poste de secrétaire général de l'Onu : Ces obstacles qui risquent d'anéantir les ambitions de Macky Sall

06 - Janvier - 2026

La possible candidature de Macky Sall au poste de Secrétaire général de l’ONU, pour succéder à António Guterres en janvier 2027, suscite de nombreuses spéculations au Sénégal. Pourtant, selon les révélations du journal L’AS, l’horizon diplomatique de l’ancien président sénégalais semble s’obscurcir.

Le journal identifie trois obstacles majeurs qui freinent l’ascension de l’ex-chef d’État sénégalais l’absence de parrainage officiel, un passif politique intérieur handicapant et le flou sur le soutien des grandes puissances.

Citant des sources diplomatiques proches du dossier, le quotidien d'information rapporte qu'« aucune candidature de Macky Sall n'a, pour l'heure, été formellement portée par un État membre ou par un groupe régional africain ». Or, stipule la même source, le règlement onusien impose qu'un candidat soit proposé par un pays membre. À ce stade, Macky Sall n'apparaît donc pas sur le « starting-block » officiel.

Par ailleurs, son bilan politique intérieur, marqué par «des tensions institutionnelles et des controverses sur les libertés publiques», affaiblit sa candidature aux yeux des membres du Conseil de sécurité.

Enfin, «aucun appui officiel de Washington ou de Moscou n’a été confirmé, et les signaux diplomatiques suggèrent que les États-Unis privilégient désormais d’autres zones géographiques.»

La rotation géographique non écrite, qui guide traditionnellement le choix du Secrétaire général, semble cette fois favoriser l’Amérique latine. Dans les coulisses de l’ONU, deux dynamiques fortes se dessinent, souffle L'AS.

D’une part, de nombreux États plaident pour la nomination de la première femme secrétaire générale, plaçant en avant des figures comme Michelle Bachelet (Chili) et Rebeca Grynspan (CNUCED). D’autre part, l’Argentin Rafael Grossi, actuel directeur général de l’AIEA et soutenu notamment par le camp républicain de Donald Trump, apparaît comme le candidat le plus favorisé, concentrant environ 40 % des chances, contre seulement 20 % pour les profils africains, dont Amina Mohammed, actuelle vice-secrétaire générale de l’ONU.

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