”Takku Wallu” demande au chef de l’Etat de recueillir l’avis du Conseil constitutionnel sur le retour de Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale

25 - Mai - 2026

Le groupe parlementaire ‘’Takku Wallu’’, par la voix de sa présidente, a invité, lundi, le chef de l’Etat à recueillir l’avis du Conseil constitutionnel sur le retour de Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale.

”Nous lui demandons, de la façon la plus solennelle, la plus respectueuse, la plus grave, d’assumer cette responsabilité sur la base du serment qu’il a prêté (….)”, en demandant au Conseil constitutionnel ”ce qu’il pense de la légalité du retour de Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale”, a dit la députée de l’opposition lors d’une conférence de presse.

Rejetant le retour de l’ancien Premier ministre à l’hémicycle, Aïssata Tall a rappelé que les députés ne peuvent pas saisir le Conseil constitutionnel sur cette question. Elle en appelle au président de la République sur la base de la Constitution.

Elle estime qu’après l’Assemblée nationale, c’est au ‘’fauteuil’’ du président de la République que la majorité parlementaire, PASTEF, s’attaquera.

Le chef de l’Etat ”doit protéger les institutions. Il doit protéger l’Assemblée nationale”, a dit la présidente de Takku Wallu, le seul groupe parlementaire de l’opposition, dénonçant un “coup d’Etat institutionnel” en préparation.

Les députés sont convoqués en séance plénière demain mardi, à partir de 9 heures à l’Assemblée nationale, pour examiner la réintégration du député Ousmane Sonko et procéder à l’élection d’un nouveau président de l’institution parlementaire, a appris l’APS, dimanche, de source officielle.

L’ordre du jour porte sur la ”réintégration du député Ousmane Sonko” et ”l’élection du nouveau président de l’Assemblée nationale”, indique un communiqué de l’institution parlementaire.

Le président de l’Assemblée nationale Malick Ndiaye, a annoncé, dimanche, sa démission de ses fonctions à la tête de l’institution parlementaire, expliquant que ”cette décision procède d’un choix personnel guidé par sa conception des institutions et l’intérêt supérieur de la nation”.

Cette démission intervient 48 heures après le limogeage d’Ousmane Sonko du poste de Premier ministre.

Ousmane Sonko élu député en novembre 2024 avait suspendu son mandat pour exercer les fonctions de Premier ministre. L’annonce de son retour à l’Assemblée nationale divise la classe politique.

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