UNE 13 éme LEGISLATURE INSTALLEE SOUS LE SCEAU D'UNE FORCLUSION

14 - Septembre - 2017
 
 « Que chacun ne puisse pas être tenu de faire autre chose que ce que la loi exige de lui, et qu'il puisse faire tout ce que la loi n'interdit pas, telle est la liberté » disait Louis Philippe 1 er
 
Après avoir tourné une 12 éme législature, qualifiée par tous, comme la plus nulle de toute l'histoire politique du Sénégal, cette 13 éme législature qui vient d'être installée commence sous les auspices d'une forclusion de faite avec l'élection de MOUSTAPHA NIASSE comme nouveau président.
Si on s'en réfère aux dispositions du règlement intérieur de l'Assemblée Nationale, concoctées, proposées et votées par cette même majorité à la législature antérieure, il est évident que l'élection du président de cette 13 éme législature reste forclose !
En atteste les articles 9 et 10 du règlement antérieur de l'assemblée ci énoncés :
 
Article 9
Au début de la législature, le plus âgé des membres présents sachant lire et écrire la langue officielle assure la présidence de la séance jusqu'à l'élection du Président. Il est assisté par les deux plus jeunes, sachant lire et écrire la langue officielle, pour assumer les fonctions de secrétaires. Il fait procéder à l'appel nominal des députés. Après avoir fait constater que le quorum est atteint, il déclare la séance ouverte. Aucun débat ne peut avoir lieu sous la présidence du doyen d'âge, sauf s'il porte sur des questions de procédure relatives à l'élection en cours.
Article 10
Dès son élection, le Président de l'Assemblée nationale prend fonction. L'élection des autres membres du Bureau se déroule sous sa présidence. Ce n'est qu'en cas d'empêchement du Président que le plus âgé des députés présents, sachant lire et écrire la langue officielle, préside à l'élection des autres membres du Bureau.
Au vu de ces 2 articles, Mr Moustapha Niasse (Doyen d'âge) ne peut pas occulter de sa présence en laissant Abdoulaye Makhtar Diop faire de l'usurpation de fonction en présidant la séance.
Au constat de ce désastre institutionnel sous le règne de BENNO TASS YAAKAR qui a toujours fait preuve d'imprimer son caractère de régime sans Loi, ni Foi, il appartient à l'opposition parlementaire d'attaquer l'élection de Mr Moustapha Niasse auprès du Conseil Constitutionnel pour attester de la forclusion de cette installation de la 13 éme législature, qui débute sous le sceau d'une forclusion avérée !
 
Dr Seck Mamadou
Cadre Libéral - Paris
 
Commentaires
0 commentaire
Laisser un commentaire
Recopiez les lettres afficher ci-dessous : Image de Contrôle

Autres actualités

19 - Février - 2025

Assemblée nationale : Ousmane Sonko face aux députés ce 21 février

Le Premier ministre Ousmane Sonko est attendu à l’Assemblée nationale ce vendredi 21 février 2025 à partir de 09h, pour la séance des Questions...

19 - Février - 2025

Passage de Sonko à l'Assemblée nationale : Huit (8) des dix (10) questions seront posées par la majorité

Le Premier ministre, Ousmane Sonko et l’ensemble de son gouvernement, seront à l’Assemblée nationale ce vendredi. Ils répondront aux dix (10) questions...

19 - Février - 2025

LA CONJURATION DES MALFRATS POLITIQUES DU SÉNÉGAL ( Par Mohamed GASSAMA )

Au lieu de raser les murs ou de faire leur « mea culpa », pour le désastre économique entraîné, des gens de sac et de corde ne trouvent rien d’autre...

19 - Février - 2025

Le Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 19 février 2025

Le Chef de l’Etat, Son Excellence, Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE a présidé, ce mercredi 19 février 2025, la réunion hebdomadaire du Conseil des...

19 - Février - 2025

CONSEIL DES MINISTRES: LES NOMINATIONS

Le Président de la République a pris les décisions suivantes : Au titre du Ministère de l’Intégration Africaine et des Affaires étrangères...