Une vielle dame violée
Pape Dabo, alias Pape Faye n’a rien retenu de ses séjours carcéraux. Il était à la barre hier pour vols multiples commis avec violence et viol avec séquestration. La sexagénaire, M.C. Sagna a eu la malchance de croiser son chemin. Alors qu’elle se rendait à son lieu de travail vers 6 h du matin, elle a fait l’objet d’une agression de la part de l’accusé. Ce dernier qui épiait ses proies est sorti de sa cachette, armé d’un couteau pour s’attaquer à la dame en l'entraînant dans un immeuble en construction. La victime qui oppose une farouche résistance à son bourreau a fini par céder après avoir reçu un violent coup de couteau à la cuisse gauche. Puis Pape Faye la plaque au sol avant de la déshabiller de force et de la pénétrer. Après satisfaction de sa libido, l’agresseur l’a dépouillée de tous ses biens avant de l’abandonner sur les lieux. Au lendemain des faits, M.C. Sagna ne s’est pas fait prier pour aller porter plainte contre son violeur. L'enquête ouverte par les limiers a permis l’arrestation de Pape Faye. Une perquisition effectuée à son domicile par les enquêteurs a permis la saisie d’une arme blanche et le pantalon treillis qu'il avait l'habitude de porter lors de ses activités délictuelles.
...séquestrée
Mme Sagna n’était pas la seule victime de Pape Diop. Après son arrestation, Aïssatou Sow et Ndèye Maty Diop se sont présentées à la police comme étant des victimes de l'accusé. La première nommée a déclaré que le 24 décembre 2012, le mis en cause l'avait agressé vers 3 heures du matin aux alentours du marché de Castor, avant de la dépouiller de la somme de 15 mille francs. Quant Ndèye Maty Diop, elle soutient avoir été agressée le 13 janvier 2013 et ses 50 mille francs emportés. Entendu à nouveau, Pape Dabo botte en touche toutes ses accusations. Il indique qu'il n'est pas un agresseur et que le numéro qui émettait depuis le portable de la dame Sagna ne lui appartenait pas. À peine 37 ans, drapé d’un boubou blanc avec une forte corpulence et une barbe touffu, l'accusé persiste dans ses dénégations. A l’en croire, les enquêteurs n'ont jamais trouvé un pantalon treillis chez lui, mais plutôt une culotte. Selon le ministère public, ses trois victimes l'avaient toutes identifié. Ainsi, il a requis 20 ans de travaux forcés à son encontre. La défense quant à elle, a plaidé la relaxe au bénéfice du doute. Délibéré au 3 Avril prochain.
Source l’As