Accusé de complot lors de l'élection du maire de Dakar : Taxawu Sénégal sort du silence et crache du feu sur Barthélémy Dias

29 - Août - 2025

Suite à l’élection du maire de Dakar, qui a eu lieu le 25 août 2025, la coalition Taxawu Senegaal a souhaité préciser sa position en réponse aux reproches qui lui attribuent la responsabilité de la défaite de son équipe.

Dans une déclaration de presse, le groupe conduit par Khalifa SALL critique des « manipulations politiciennes » et plaide pour « l’éthique et la responsabilité » dans l’administration des affaires publiques.

Tout commence le 11 décembre 2024, quand l’autorité administrative annonce sans justification la démission de Barthélémy DIAS de son poste de maire de Dakar, rappelle la coalition. Taxawu Senegaal avait immédiatement engagé une lutte de « nature politique et juridique » pour rétablir les droits de son dirigeant.

Cependant, surprise le 16 août 2025 : le préfet convoque le Conseil municipal en vue de l’élection d’un nouveau maire, conformément aux directives du ministre des Collectivités locales. La coalition considère que cette décision est hâtive, soulignant que la Cour suprême doit statuer sur l’affaire le 18 septembre à venir.

La décision contestée concernant Ngoné MBENGUE

Dans ce cadre, Taxawu Senegaal avait choisi une approche de conciliation : soutenir la candidature de l’actuelle maire intérimaire, Ngoné MBENGUE, pour maintenir le poste en attendant la décision judiciaire. D’après le communiqué, c’est Barthélémy DIAS en personne qui a approuvé cette décision, considérant Mme MBENGUE comme une partenaire de longue date et bénéficiaire de la jurisprudence Soham El WARDINI, première femme à occuper le poste de Maire de Dakar.

Toutefois, juste avant le scrutin, le dirigeant de Taxawu modifie sa trajectoire. Il suggère donc la candidature de son vice-président Pathé BA, avant d’appeler à la dernière minute au boycott de l’élection. Un changement de cap que les responsables du mouvement affirment ne pas avoir approuvé, jugeant qu’il ne reposait sur aucune assurance légale ou politique.

Les faits donnent raison à cette analyse, insiste Taxawu. En effet, le Conseil municipal a enregistré une participation record de 88 votants, dont cinq procurations. Avec 49 voix du Pastef et 9 du PUR, le quorum requis (51 conseillers) était largement dépassé. « Le boycott ne pouvait empêcher le déroulement régulier de l’élection », souligne la coalition.

En outre, le mouvement reproche à certains membres de l’opposition d’avoir « trahi l’idéal commun » en s’alignant sur le pouvoir ou en se livrant à des manœuvres opportunistes, ce qui a permis au Pastef de consolider son contrôle sur le Conseil municipal.

Pour conclure, Taxawu Senegaal insiste sur son « indéfectible » position d’opposition et appelle à davantage de calme dans le discours politique. « Si la politique est une guerre, c’est une guerre des idées dans la vérité », insiste le communiqué, comme pour encourager ses partenaires et rivaux à se concentrer sur les questions essentielles plutôt que sur les manœuvres tactiques.

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