Affaire Khalifa Sall: ce sondage qui empêcherait Macky Sall de domir à poings fermés
C’est la bonne gouvernance qui est brandie, mais en lame de fond, il y a des raisons politiques. Les motivations du président de la République pour envoyer le maire de Dakar en prison seraient purement basées sur des calculs politiques.
Selon le mouvement citoyen Jubanti Sénégal, Macky Sall « a eu écho des résultats d’un sondage d’un cabinet américain qui le donneraient perdant face à Khalifa Sall ou Karim Wade aux législatives de juillet 2017 et à la présidentielle de 2019. « Pourquoi ce régime s’acharne-t-il contre Khalifa Sall ? Le président Sall a été informé des résultats d’un cabinet d’études politiques basé en Amérique, dénommé « African Electoral Monitor (AEM), qui annonce sa défaite à Dakar et dans d’autres grandes villes en juillet 2017 et sa probable chute en 2019 », a révélé Mouth Bane en conférence de presse, hier. Il ajoute que « c’est ce qui justifie ce projet de dévolution monarchique planifié au sein de la famille Sall, avec une intention de faire nommer Aliou « Gaz » Sall, maire de Guédiawaye, président de l’Assemblée nationale en cas de victoire de sa coalition. »
Lors de la conférence de presse, Mouth Bane a aussi dépoussiéré le rapport de la Cour des comptes 2012. Et dans le document, au chapitre 1, intitulé : « Gestion des frais de mission à l’étranger », sous chapitre : « Dysfonctionnement dans la gestion des caisses d’avance », Mouth Bane révèle qu’aux pages 103 et 105, alors que Macky Sall était Premier ministre, il a été relevé des dépassements de crédits dans la gestion à la Primature. La Cour des comptes écrit : « Les crédits affectés aux frais de mission àl’étranger sont logés dans le budget fonctionnement de la Primature. En 2006, le cumul des montants de dépassement est estimé à 244 682 650 FCFA. La comparaison du cumul des crédits consommés avec les crédits ouverts fait ressortir un dépassement des crédits budgétaires. Ces dépassements sont irréguliers, puisque les frais de mission ne sont pas dotés de crédits évaluatifs »,a-t-il cité.
Lamine Sow avec L’Obs