Affaire Penelope Fillon : Rachida Dati nie être à l'origine des révélations
La maire du VIIe arrondissement de Paris, qui s'était montrée vindicative à l'égard de François Fillon, préfère les "coups directs" aux "coups dans le dos".
Rachida Dati est une épine dans le pied pour François Fillon. Écœurée d'avoir été écartée par le candidat des Républicains au profit de Nathalie Kosciusko-Morizet dans le cadre des investitures aux élections législatives à Paris, elle avait tiré à boulets rouges sur le candidat de la droite, en estimant qu'il allait "droit dans le mur". Ce qui fait dire à certains internautes qu'un lien pourrait être établi entre les révélations le 24 janvier du Canard Enchaîné concernant l'affaire Penelope Fillon et la meilleure ennemie de François Fillon. Invitée de BFMTV ce vendredi 3 février, Rachida Dati dément être à l'origine de ces accusations, avec humour. "Est-ce que c'est mon genre de faire des coups dans le dos ? Moi je fais des coups en direct. J’assume. Alors c’est vrai qu’après, je le paye cher. Mais j’assume."
L'ancienne garde des Sceaux de Nicolas Sarkozy s'est ensuite étendue sur le séisme Penelope Fillon. La maire du VIIe arrondissement de Paris regrette que cette affaire "casse l'élan de cette campagne présidentielle. Aujourd'hui, il paie aussi le fait qu'il n'a pas su bien rassembler (...) l'ensemble des élus, des militants. Il a pensé que la victoire le légitimait totalement. Il s'est déconnecté des élus de terrain."
En précisant : "Mettez-vous à la place des Français, ils se disent "un million d'euros, c'est énorme", on n'est même pas sur la réalité du travail, c'est énorme". Il aurait dû dire "je peux comprendre que ces sommes sont choquantes", a-t-elle jugé, conseillant à François Fillon de "revoir tous les élus de terrain, de revoir tous les militants, de dégager les communicants".
Cependant, Rachida Dati n'a pas été aussi offensive qu'on aurait pu l'imaginer. Pour elle, une alternative à la candidature de François Fillon est impensable. "Il y a un plan A, le plan A c'est François Fillon.", a-t-elle assuré, exprimant ses doutes sur un retour du second de la primaire Alain Juppé. "Il ne fait pas l'unanimité. Lui-même a dit qu'il n'était pas un recours". Son raisonnement est le même concernant une éventuelle candidature de Nicolas Sarkozy.
RTL