Alioune Tine : “Sonko, Barthélémy Dias, Karim Wade doivent pouvoir compétir à la présidentielle”
Le fondateur d’Afrikajom Center, Alioune Tine, tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme sur l’état des démocraties africaines et la manipulation des processus électoraux.
Dans une déclaration à forte portée politique, il dénonce les pratiques visant à écarter des figures de l’opposition à travers des moyens institutionnels.
Selon lui, “l’élimination de leaders de l’opposition pour garder le pouvoir ou pour le réserver à un proche est devenue banale dans nos démocraties de façade”, une dérive qui, dit-il, “vide l’élection de tout contenu.”
Alioune Tine pointe du doigt “l’instrumentalisation de l’Assemblée nationale avec l’adoption de lois liberticides ou celle des Hautes juridictions”, des méthodes utilisées pour verrouiller la compétition politique.
Pour le défenseur des droits humains, “il faut que les leaders légitimes et crédibles puissent compétir pour donner du sens et de la crédibilité au vote et à l’élection qui donne le permis de gouverner.” C’est dans ce sens qu’il cite les cas de “Sonko, Barthélémy Dias, Karim Wade, entre autres champions”, qui, selon lui, “doivent pouvoir compétir à la présidentielle.”
Alioune Tine estime que “la manière dont on a éliminé Sonko pèse encore lourdement sur la vie politique, démocratique et institutionnelle, de même que sur la paix civile et la stabilité du pays.” Il dénonce également “l’enlèvement de Barthélémy Dias de la mairie de Dakar”, qu’il considère comme “une entorse grave à la démocratie.”
En conclusion, Alioune Tine avertit que “la question de l’éligibilité devient une sérieuse question de la crise des élections et du suffrage universel en Afrique.”
Un constat amer sur l’état des libertés politiques sur le continent.