BADOU SOW, COORDINATEUR ADJOINT DSE/FRANCE : « LE PROBLEME DANS CE PARTI, C’EST CHEIKH AGNE ET TALLA DAFF »
« Dans un parti normal, on ne peut pas échapper à certaines tensions. Mais aller à une certaine violence verbale…Mais comme on le dit : la violence est l’arme des faibles. Aujourd’hui, on a compris qui étaient les faibles. Tout le monde devrait œuvrer pour l’unité, malheureusement ce n’est pas le cas », a réagi Badou Sow, coordinateur adjoint de la DSE APR de France suite aux incidents qui se sont produits, dimanche 18 février à la permanence du parti, à Boulogne-Billancourt.
« Dimanche, j’étais venu dans le but de rassembler, mais Cheikh Agne m’a attaqué frontalement. Le problème dans ce parti, c’est en premier Cheikh Agne, Talla Daff en deuxième position. On ne peut pas être des négociateurs et être derrière tous les problèmes, a ajouté notre interlocuteur. Dans une Commission de médiation, on ne peut pas être juge et partie. C’est la raison pour laquelle, lors de la réunion, j’ai demandé qu’on dissolve la Commission. C’est Talla Daff qui a financé la journée du 8 octobre. Quand il accepte de financer les femmes dissidentes, c’est qu’il a décidé d’attiser le feu alors que sa mission dans le parti, en tant qu’ambassadeur itinérant, c’est de recoller les morceaux et d’amener tout le monde à la raison. C’est la raison pour laquelle je lui demande de démissionner de son poste de coordinateur adjoint de la DSE. »
« Le président Macky Sall nous a demandé de suspendre le processus de désignation d’un nouveau coordinateur. Ceux qui nourrissent les agitations dans le parti, s’ils ne s’arrêtent pas, je demanderai qu’on les vire », a-t-il menacé.
Selon nos informations, Badou Sow, qui avait dit être le numéro deux de la DSE APR de France, aurait accepté le fait qu’il n’y a pas un ordre de préséance pour les coordinateurs adjoints de la DES/France, dimanche dernier, lors de la réunion de la Commission de médiation.
« Je l’ai dit et je le répète ici. Je suis le premier adjoint de la DSE, Talla Daff en est le second. Car quand on faisait la réunion de l’installation de la structure, Talla était au Sénégal. Normalement, il ne devait même pas être parmi les coordinateurs adjoints, car il n’était pas présent à la réunion. Mais on a accepté. Abdourahmane Koïta était le premier adjoint, Badou Sow deuxième, Talla troisième. C’est ce qui est mentionné dans l’organigramme du parti. Et je ne donnerai l’opportunité à personne de revenir sur cela », a précisé notre interlocuteur, visiblement déterminé à défendre son « dû ».
« Moi, je suis constant dans ce que je dis. Au mois de mars 2017, Talla Daff m’avait dit qu’il n’était ni candidat à la députation ni candidat au poste de coordinateur de la DSE. Au mois de juillet, je lui avais dit qu’il était la personne la mieux indiquée pour rassembler notre famille et demander que je sois porté à la tête de la DSE », a rapporté Badou Sow ajoutant que Talla Daff lui avait répondu que sa position avait évolué.
Badou Sow d’ajouter : « J’estime que ceux qui ont des postes de responsabilité ne doivent pas prétendre diriger la DSE, c’est notamment le cas de Talla Daff. Il y a des compétences dans ce parti, il faudra leur donner leurs chances. C’est ce qui doit se faire s’ils veulent la paix. Sinon, le jour qu’on fera face au président de la République, je lui dirai tout. »
CSS