BOKK GUIS-GUIS PREVOIT UN SIT-IN DEVANT LE MINISTERE DE L’INTERIEUR, CE 9 MARS
La «malencontreuse» sortie du ministre de l’Intérieur, en charge des élections, Aly Ngouille Ndiaye continue d’ébouillanter le paysage politique au Sénégal. Hier, le Comité directeur de Bokk Guiss-Guiss, par la voie de son porte-parole Moussa Diakhaté, a déclaré toute son indignation par rapport à ces «bourdes», avant de prévoir un sit-in, le 09 mars, devant le siège du ministère de l’Intérieur.
Les «bourdes» d’Aly Ngouille Ndiaye, ministre de l’Intérieur, continuent d’indigner plus d’un homme politique de l’opposition au régime du président Macky Sall.
En effet, au sortir de la réunion du Comité directeur de Bokk Guis-Guis d’hier, Moussa Diakhaté, dévoilait le plan d’action de ce parti dirigé par l’ancien président du Senat, Pape Diop, pour faire échouer le «dessein» du ministre de l’Intérieur d’user de «tous les moyens pour faire passer Macky Sall». «C’est un sit-in pacifique au niveau du ministère de l’Intérieur pour manifester, montrer notre indignation, notre inquiétude quant à la position inquiétante de Aly Ngouille Ndiaye qui a fini de dire, sans porter de gants, qu’il est prêt à tout pour que son candidat passe. Cela foule aux pieds les principes démocratiques et il nous appartient, à nous autres opposants démocratiques, partisans de la liberté démocratique, de s’opposer à de tels propos en posant des actes sur le terrain. Car la politique, avant et après tout, est un rapport de force qu’il faut imposer et nous nous donnerons les moyens de réussir ce rapport de force là», a déclaré Moussa Diakhaté au sortir de la rencontre, au sujet de leur sit-in prévu ce 09 mars devant le siège du ministère de l’Intérieur.
Pour faire entendre leur voix et par conséquent avoir gain de cause par rapport à des élections présidentielles libres et transparentes, le porte-parole de Bokk Guis-Guis appelle les partis politiques ainsi que les forces vives de la nation à faire bloc. «C’est une volonté populaire, au-delà de notre parti. Il va falloir que nous autres partis politiques que nous comprenions que si nous voulons réussir le combat que nous avons déjà entamé, il faut forcement nous donner la main dans un cadre unitaire pour bouter Macky, régler les problèmes pour une élection transparente ensuite chacun pourra faire le choix de son candidat libre et aller battre campagne», a-t-il souhaité.
Revenant, par ailleurs, sur la prolifération des candidatures à l’élection présidentielle de 2019 qui se profile à l’horizon et la possibilité d’un candidat unique pour l’opposition, Moussa Diakhaté laisse entendre que «l’idée en soit n’est pas mauvaise. Mais que vaut un candidat si les jeux ne sont pas clairs ? Chacun est libre dans son parti, dans son état-major politique d’entrainer son candidat, de l’accompagner».
En attendant, prophétise Moussa Diakhaté «l’heure est à l’unité d’action, la conjugaison des efforts pour imposer la distribution des cartes qui ont été retenus, pour imposer l’audit du processus électoral, pour imposer une personnalité neutre pour l’organisation de ces élections; faute de quoi c’est peine perdue quel que soit le candidat, faute de quoi c’est peine perdue quel que soit le candidat, faute de quoi nous risquons de rater le virage de 2019 qui est capitale pour l’avenir du Senegal».
sud quotidien