«Certains mettent le feu au monde et les autres doivent en avaler les cendres» : Pedro Sanchez évoque un scénario «bien pire» au Moyen-Orient que celui de l’Irak

25 - Mars - 2026

Le premier ministre espagnol Pedro Sánchez a qualifié mercredi devant les députés espagnols le conflit actuel au Moyen-Orient de «scénario (...) bien pire» que celui de la guerre menée en Irak en 2003. «Nous ne sommes pas du tout dans le même scénario que lors de la guerre illégale en Irak» de 2003, a déclaré le chef de gouvernement socialiste lors d'une intervention devant le Congrès des députés.

«Nous sommes face à quelque chose de bien pire. Bien pire. Avec un potentiel de conséquences bien plus importantes et bien plus profondes», a ajouté Pedro Sánchez, qui a exprimé à de nombreuses reprises son opposition à la guerre en Iran, une «intervention illégale» en dehors du cadre international à ses yeux.

Ces déclarations lui ont valu les critiques de Donald Trump, qui a menacé en représailles de «cesser» tout commerce avec l'Espagne après son refus de laisser l'armée américaine utiliser deux bases espagnoles dans son opération contre l'Iran. Lors de l'intervention militaire des États-Unis en Irak en 2003, des troupes espagnoles avaient été déployées un temps, sous le gouvernement de droite de José Maria Aznar, alors très aligné sur les positions américaines malgré une forte opposition dans l'opinion.

«Chaque bombe qui tombe au Moyen-Orient finit par frapper le portefeuille de nos familles»
Le slogan pacifiste «Non à la guerre» avait alors surgi, scandé par la gauche espagnole, et repris cette année par le Premier ministre espagnol pour marquer son opposition au conflit contre l'Iran. Cette «guerre illégale et absurde, cruelle, nous éloigne de nos objectifs économiques, sociaux et environnementaux», a estimé mercredi le leader socialiste: «Chaque bombe qui tombe au Moyen-Orient finit par frapper - nous le voyons déjà - le portefeuille de nos familles».

«Nous ne choisissons pas les crises, mais nous choisissons la manière de les résoudre et de les affronter», a poursuivi celui qui a annoncé il y a quelques jours une série de 80 mesures pour un budget de 5 milliards d'euros visant à lutter contre les effets de la guerre au Moyen-Orient, promettant notamment «une réduction drastique» de la fiscalité sur l'énergie. «Il n'est pas juste que certains mettent le feu au monde et que les autres doivent en avaler les cendres. Il n'est pas juste que les Espagnols et les Espagnoles et le reste des Européens et des Européennes doivent payer de leur poche la facture de cette guerre illégale», a-t-il martelé.

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