"Élysée 2017" : ce qu'il faut retenir du passage d'Emmanuel Macron

28 - Avril - 2017

Invité sur le plateau de TF1, le candidat d'"En Marche !" a une nouvelle fois précisé son projet, et distribué les tacles à l'égard de Marine Le Pen.

Projet contre projet. Emmanuel Macron a plusieurs fois répété cette phrase, à l'égard de Marine Le Pen, lors de son passage à l'émission Élysée 2017, diffusée sur TF1 et LCI, ne se privant toutefois pas de tancer celle qu'il qualifie "d'adversaire", en vue du second tour de l'élection présidentielle. Pendant une heure et quart, le candidat d'"En Marche !" a étéinterrogé par quatre journalistes sur son programme et sur la campagne de l'entre-deux-tours qu'il mène actuellement.
Au lendemain de sa visite à Amiens, où il a rencontré l'intersyndicale de l'usine Whirlpool, qui est censée fermer ses portes en juin 2018, et les salariés de l'usine, Emmanuel Macron a qualifié la visite impromptue de Marine Le Pen, au même endroit, de "coup de communication sur un parking". Face à la candidate du Front national (FN), qui se proclame "candidate des travailleurs", Emmanuel Macron estime qu'il est "celui qui défend les intérêts de celles et ceux qui travaillent", taclant Marine Le Pen et le FN, "le parti de la haine, du refus de l'autre, d'une France rétrécie".

Une réforme du droit du travail avant l'été 2017

C'est l'une de ses priorités. S'il accède à l'Élysée, Emmanuel Macron compte réformer le droit du travail, afin d'aller jusqu'au bout du dialogue social, "qui est en France incomplet". Le deuxième pilier de sa réforme serait de baisser le coût du travail et la fiscalité sur les entreprises. Revenant sur le sort des salariés de l'usine Whirlpool, Emmanuel Macron ne fait pas la promesse de nationaliser l'entreprise, comme le fait Marine Le Pen. "La responsabilité de l'État, c'est de ne pas homologuer un plan social qui ne serait pas à la hauteur", assure le leader d'"En Marche !".

Limiter les effectifs des classes de CP et CE1 dans les zones difficiles

Interpellé par une mère de famille de Montpellier sur l'éducation, Emmanuel Macron refuse de mettre en place un plan touchant tous les niveaux scolaires et tous les établissements. L'ancien ministre de François Hollande souhaite plafonner le nombre d'élèves de CP et CE1 dans les zones dites difficiles à 12 par classe. En opposition aux réformes menées sous le quinquennat du président sortant, Emmanuel Macron souhaite également rétablir l'enseignement du latin et les classes bilangues.


Augmenter le nombre de places de prisons

"Je ne veux plus qu'on soit dans un système d'impunité, où une peine de moins de deux ans d'emprisonnement n'est pas appliquée", s'engage Emmanuel Macron, qui compte créer 15.000 places supplémentaires dans les établissements pénitentiaires. "Je veux apporter une réponse avec une tolérance zéro" à la délinquance, assène-t-il.

Pour lutter contre le terrorisme, le candidat souhaite créer une task force, une unité spéciale dédiée à la lutte contre le terrorisme, qui permettrait de créer une unité commune dans le renseignement. Une mesure qu'il avait déjà longuement évoqué.

Renégocier les accords du Touquet avec la Grande-Bretagne

Dénonçant les caricatures de Marine Le Pen sur l'immigration, Emmanuel Macron estime qu'il "n'y a pas une flambée de titres de séjour que l'on donne". Souhaitant renégocier les accords du Touquet passés avec la Grande-Bretagne, le candidat veut réduire la délivrance du titre de demandeur d'asile ainsi que toutes les voies de recours à un délai de 6 mois. Pour cela, "il faut déconcentrer la procédure", soutient Emmanuel Macron.

Un gouvernement paritaire, mais toujours pas de premier ministre dévoilé

S'il était élu président de la République, Emmanuel Macron ne choisirait pas son gouvernement sur les critères de droite ou de gauche. "Je constituerais un gouvernement qui sera ramassé à une quinzaine de membres, qui sera paritaire", assure-t-il. Sur la question du premier ministre, le candidat assure avoir "une réflexion personnelle". "Mais je ne répondrai pas à cette question", coupe-t-il.
Sur le second tour, Emmanuel Macron a tenté de rassurer les électeurs potentiels de François Fillon. "Je ne prends pas le vote en ma faveur comme un chèque en blanc. Je respecte les électeurs de François Fillon qui voulaient plus de réformes économiques. (...) Je leur dit simplement : est-ce que vous vous retrouvez dans les mesures de madame Le Pen ?", accusant la frontiste d'appartenir à un parti qui a commandité l'attentat du Petit-Clamart, perpétré par l'OAS en 1962, contre le général de Gaulle.

En guise de conclusion, Emmanuel Macron a adressé une mise en garde à Marine Le Pen. "Je combats à peu près tout de ses idées, de ses valeurs, de ses principes. Mais elle a une qualité : elle est déterminée. Mais elle n'a pas compris que je l'étais encore plus", a-t-il prévenu.

RTL

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