Extrait du zircon de Niafrang en Casamance: Le permis sur le point d'être retiré à Astraon par le gouvernement sénégalais
Les opposants au projet d'extraction du zircon de Niafrang, en Casamance, seraient sur le point d'avoir gain de cause. En effet, l'on nous signale que le gouvernement sénégalais serait sur le point de retirer le permis d'exploitation à la société australienne Astron qui avait raflé le marché. L'information nous a été révélée par une source qui suit de près l'évolution de ce dossier explosif qui focalise l'attention de toutes les populations de la Casamance qui, de manière générale, sont opposées à ce projet, jugé néfaste pour la vie des riverains.
Selon cette source, la décision aurait été prise suite à la sortie, sur la TFM, la semaine dernière, de l'environnementaliste et ancien député Abdou Sané, par ailleurs, conseiller spécial des Nations-Unies, de l'Union africaine et de la CEDEAO en matière d'environnement, sortie au cours de laquelle ce technicien, qui conduit le collectif des cadres casamançais qui s'oppose à ce projet, a révélé que le responsable qui représente cette société au Sénégal est aussi le propriétaire du cabinet qui a fait les études d'impact environnemental. Autrement, c'est le porteur du projet qui a fait, lui-même, les études d'impact environnemental, alors que l’éthique et l’orthodoxie commandent qu’une telle étude soit conduite par un cabinet indépendant. Mieux, Abdou Sané, a démontré techniquement, en sa qualité d'expert en la matière, que de graves lacunes relatives aux impacts de ce projet sur la nappe d’eau, sur la mangrove, sur la dune et sur les rizières, sources de vie des populations riveraines. Des lacunes qui, selon l'expert, contrastent avec la politique économique et sociale du gouvernement, à savoir, accès à l’eau potable, objectifs de sécurité alimentaire, protection contre l’avancée de la mer…).
Ayant eu vent de ces informations, le président Macky Sall aurait demandé à ce qu'on lui procure cet élément de la sortie de M. Sané et après l'avoir écouté, il aurait piqué une colère noire car s'étant rendu compte qu'il a été floué par ceux qui ont produit des rapports concernant ce projet. En clair, il ne savait pas que le représentant de Astron était aussi le propriétaire du cabinet ayant effectué les études d'impact environnemental dudit projet. Aussi, aurait-il réuni dare dare les deux nouveaux ministres de l'Environnement et des Mines pour leur demander de préparer un communiqué officiel qui va annoncer officiellement le retrait du permis d'exploitation à Astron. L'information en notre indique que ce communiqué officiel, en question, sera publié rendu public incessamment.
Si cette information se confirme, ce sera un grand soulagement pour les populations de la Casamance et particulièrement pour celles qui habitent dans la zone côtière qui contiendrait du zircon partout. Les populations craignent également que ce projet, controversé ne réveille le conflit armé suite à la menace des combattants du Mfdc qui ont, récemment, sorti un communiqué pour exprimer un non catégorique par rapport à celui-ci.
Interpellé par rapport à cette nouvelle, qui annonce un éventuel retrait du permis à Astron, un responsable du comité de lutte contre le projet indique que: ''Si cette décision de retrait se confirmait, nous n’en serions qu’heureux car c’est le Sénégal qui gagnerait au détriment d’un nègre de service et de toute une chaîne de malfrats cherchant, à différents niveaux, de la chaîne de décision à assouvir leur cupidité''. Et de poursuivre: ''Au niveau de notre comité de lutte, nous avons toujours dit que cette prétendue étude d’impact environnementale et sociale n’en est pas une aussi bien au niveau de la forme que du fond''.
À rappeler que le nouveau député Ousmane Sonko, qui est membre actif du front qui dit non à ce projet, a promis de déposer une question orale au ministre du secteur concerné à la prochaine session de l'Assemblée nationale pour que des éléments de clarification soient apportés par rapport à ce projet qui apparaît de plus en plus comme une nébuleuse. Sûrement, ce n'est plus la sérénité chez les intermédiaires et autres courtiers qui y sont impliqués.
Nous y reviendrons avec d'autres informations confidentielles liées à ce projet que nos enquêtes nous ont permis d'avoir.
mamadou Alpha Diallo (Infos15)