FORUM DES DIASPORAS AFRICAINES : L'ETAT DOIT TENIR COMPTE DES PROPOSITIONS TENABLES FAITES PAR LA DIASPORA SENEGALAISE DE FRANCE (PAR BIRAHIM CAMARA
Les espoirs nourris par le forum des diasporas africaines du 22 juin 2018 tenu au Palais des Congrès de Paris avec la participation remarquée du Président du Haut Conseil des Collectivités Territoriales du Sénégal , Monsieur Ousmane Tanor Dieng , sont réalisables .
A cette fin il revient à l'état de tenir compte des propositions tenables faites par la diaspora sénégalaise de France à travers les interventions de Monsieur Mamadou Dème , Haut Conseiller et l'auteur de la présente après les analyses objectives des problématiques pouvant inciter nos compatriotes à investir dans les collectivités locales du Sénégal .
L'agriculture , l'élevage , la transformation et la conservation des produits sont les secteurs à prioriser dans le développement économique des terroirs d'origine avec un triple objectif : l'emploi , la lutte contre l'exode rural et l'émigration clandestine de la jeunesse .
Organisés en associations communautaires ou villageoises, les ressortissants des régions de Matam ,de Tambacounda , de Louga et de Saint- Louis entre autres détiennent dans leurs caisses ( plus de six mille ) des centaines de milliards de francs CFA qu'ils seraient heureux de placer dans une banque dont ils auront la responsabilité de la gestion puisse que celles de la place pratiquent la concentration dans les grandes villes pourtant décriée ,l'application des taux d'intérêt exorbitants et des garanties qui découragent toute initiative .
C'est avec ces fonds que la diaspora sénégalaise a offert et continue à offrir aux populations des structures dans la santé , l'éducation ,l'hydraulique et le culte parmi tant et tant d'autres .
Le temps de la réorientation est arrivé et la diaspora sénégalaise de tous les continents décidée à relever les nombreux défis pour le développement économique et social du Sénégal , ne veut pas manquer ou rater ce rendez-vous avec l'histoire .
Le second pallier sera la présence effective et participative de la diaspora dans les conseils des collectivités territoriales .L'état doit prendre toutes les dispositions législatives et réglementaires reconnaissant la citoyenneté pleine et entière à la diaspora dans les territoires où elle voudra investir .
Il s'agira de briser les barrières administratives et l'ostracisme des politiciens locaux qui ne pensent qu'à la gestion de leurs carrières au détriment de toute volonté animée par le patriotisme économique de la diaspora .
La troisième étape nécessitera la mise en place d'une plate forme numérique qui logera les services du guichet unique, du FAISE , de l'APIX et de l'ADEPME comme il est pratiqué ailleurs . Israël a saisi cette opportunité qui implique sa diaspora dans son développement depuis quelques années .Notre pays peut et doit s'inspirer de ce modèle novateur et pragmatique qui sera un desk d'information accessible à partir des juridictions consulaires et/ ou diplomatiques des pays d'accueil pour ceux qui voudraient investir au Sénégal .Outil moderne et efficace , elle permettra un gain de temps considérable pendant la constitution des dossiers administratifs et juridiques indispensables pour la création de groupements d'intérêt économique et de sociétés ( anonyme ou à responsabilité limitée ) .Car qui dit réduction du facteur temps , pourrait espérer la réduction des coûts de production avec à la clef , l'amortissement de l'investissement .
La Côte d'Ivoire teste avec succès la construction de cette plateforme .Le Sénégal doit accélérer sa cadence comme nous l'avons suggéré au Président du Haut Conseil des Collectivités Territoriales au lendemain du forum .
Birahim Camara