FRANCE : L’HEURE DE LA PRISE DE CONSCIENCE A SONNE (PAR BIRAHIM CAMARA)
Pour la première fois, le président du RN, Jordan Bardela, dans son intervention de six minutes, s’est abstenu de prononcer les mots Immigration et Préférence Nationale.
Cette omission volontaire, résultat de l’élection de dix maires issus de l’immigration ouest africaine à Mantes la Jolie ( Adama Gaye ) , à Sarcelles ( Bassi Konaté) , à Saint Denis-Pierreffite ( Bally Bagayoko ) , trois importantes villes de l’Île de France naguère terreaux de la Gauche communiste , cache la peur du président du rassemblement national pour l’avenir de son fonds de commerce .
En effet la montée en puissance des idées teintées de xénophobie et d’islamophobie du RN ne résistera plus à la prise de conscience politique notée chez les jeunes générations issues de l’Immigration dans les villes et les cités dortoirs de l’hexagone.
Elles ont compris que leur destin relatif à l’accès au logement, à l’emploi et autres droits sociaux dépend aujourd'hui de la force de la carte d’électeur et de la participation citoyenne. Et elles ne renonceront plus :
1 à cette nouvelle donne,
2 à cette opportunité extraordinaire,
3 à cette volonté farouche pour affirmer leur appartenance pleine et entière aux valeurs de la république française.
Stopper l’ascension et accélérer la descente aux enfers des idées démagogiques véhiculées par l’extrême droite de Marine Le Pen, Eric Zemmour, Bruneau Retailleau désormais privés de sommeil, constituent un impératif démocratique.
Longtemps cataloguées et stigmatisées ces générations, en refusant de vivoter dans les bas-fonds de la société qui est aussi la leur, doivent être présentes et actives pour le rétablissement de la vérité face aux fausses théories du grand remplacement et de l’invasion qui ternissent l’histoire et l’image de cette France une, indivisible, égalitaire, fraternelle et solidaire.
Les bienfaits de la liberté, du droit, de la démocratie et de la république n’ayant ni couleur ni odeur ni spécificité restent compatibles avec les ambitions de ces générations montantes issues des tropiques sur les traces de Koffi Yamgname .
Cette dynamique sera certainement suivie par les français du Sénégal.
Qu’ils résident à Waoundé , à Hadoubere , à Dembancane, à Mouderi, à Diawara , à Dakar ou en Casamance , régulièrement inscrits sur les registres consulaires, ces français doivent se mobiliser pour éradiquer l’extrême droite bien présente à Mbour , à Saly et à Ngaparou lors des prochaines élections consulaires et sénatoriales.
Les résultats devront, comme aux dernières législatives, confirmer et amplifier la chute vertigineuse voire l’effacement du rassemblement national et de la droite extrême.
Au Sénégal, en Gambie, en Guinée Bissau et au Cap Vert, le rayonnement séculaire de la France doit rester une réalité.
Birahim Camara