FRANCE : PASTEF REFONDATION ET DE MONCAP DIASPORA AUTHENTIQUE SOLLICITENT L’ARBITRAGE DES INSTANCES DIRIGEANTES DE LEUR PARTI
Les responsables de "Pastef Refondation" et de "Moncap Diaspora Authentique" sollicitent l’arbitrage des instances dirigeantes de leur parti. Ils contestent la sanction récemment prononcée à leur encontre par le Bureau exécutif de Pastef France, qui les accuse d’avoir mis en place des structures parallèles.
« J’appelle Pastef/France à la raison, car cet acte peut conduire le parti dans une impasse », a d'abord déclaré Ngoné Ndoye Fall, présidente du Mojip France, mardi 14 juillet, lors d'un point de presse à Bondy, en banlieue parisienne. « J'en appelle à l'arbitrage des instances dirigeantes du parti et à Ousmane Sonko afin qu'ils prennent les mesures nécessaires à la résolution de ce différend », a-t-elle ajouté.
Cet appel ne signifie pas pour autant que Ngoné Ndoye Fall et ses camarades sont sur le point d'abdiquer. Loin s'en faut. « Nous allons continuer le travail jusqu'à la mise en place d'une nouvelle équipe à la tête de la section France. Ce que nous faisons est dans l'intérêt du parti », a-t-elle soutenu. « L'objectif de Pastef/France est de refonder la coordination. Si vous poursuivez la même vision, Alioune Sall, alors nous aurons des objectifs concurrents », a enchaîné Marie Coly, responsable de Pastef en Seine-et-Marne.
Dans un communiqué daté du 8 juillet, « le Bureau exécutif de Pastef/France a décidé, à titre conservatoire, du retrait temporaire des groupes WhatsApp et des plateformes numériques officielles » de Hamadou Sabaly, responsable titulaire de la section de Paris ; Ngoné Ndoye Fall, responsable du Mojip France ; Momar Seydi, responsable titulaire de la section Pastef des Hauts-de-Seine ; Marie Coly, responsable titulaire de la section Pastef de Seine-et-Marne ; Cheikh Dabo, responsable de la communication de la section Pastef du Val-de-Marne ; et Ibrahima Diop, responsable titulaire de la section Pastef Nice Côte d'Azur. Aux yeux du Bureau exécutif de Pastef/France, ces six personnes sont « identifiées formellement comme initiatrices et porte-parole des groupes "Pastef Refondation" et "Moncap Diaspora Authentique" ». Cette mesure s'expliquerait notamment par la volonté « de prévenir toute confusion, de protéger les informations internes du parti et de sécuriser les canaux officiels ».
Juridiquement, cette sanction prononcée à l'encontre de Ngoné Ndoye Fall et de ses camarades est-elle légale ? Non, a répondu Marie Coly : « Conformément à l'article 30 de nos textes, tout militant faisant l'objet d'une sanction doit recevoir une notification quarante-huit heures auparavant. Or, ce n'est pas le cas. Aucun d'entre nous n'a été informé de cette décision. » Il n'empêche, Marie Coly annonce que « des recours seront introduits », conformément aux règles du parti. « Nous envisageons également d'introduire des recours devant les juridictions françaises », a-t-elle ajouté.
Quant à Hamadou Sabaly, il est longuement revenu sur le différend qui les oppose à cette « bande organisée », dirigée, selon lui, par Alioune Sall. « En vérité, ces gens-là n'ont jamais été des partisans de la démocratie interne », a-t-il conclu.
CSS
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